Wednesday, September 21, 2016

Dr Antoine De Padoue Ndemmanu « Il faut introduire l’Allemand comme troisième langue officielle au Cameroun »

Dr Antoine De Padoue Ndemmanu, Président national du RDPF-KUMZSE


Le Président national du RDPF-KUMZSE, l’une des formations politiques  au Cameroun et candidat malheureux à l’élection présidentielle de 1997, explique  pourquoi le Cameroun doit introduire l’Allemand comme troisième langue officielle.

Président  Ndemmanu le Cameroun est un pays bilingue avec notamment le français et l’anglais comme langues officielles. Vous, vous militez aujourd’hui pour l’introduction de l’Allemand comme troisième langue officielle. Est-ce par ce que vous avez beaucoup vécu dans ce pays ?

Erreur ! Le Cameroun est devenu un pays bilingue avec le français et l’anglais comme langues officielles, il n’a pas toujours été bilingue (français & anglais), mais est devenu et peut aussi devenir trilingue (français, anglais & allemand), si toutefois, la volonté politique prend conscience des atouts d’un tel système au plan national et international.
Pour mon séjour en Allemagne, je pense qu’il y a en Allemagne une communauté forte des Camerounais résidents et des Associations des anciens étudiants camerounais voire des écrivains camerounais et africains ayant pour langue l’allemand, mieux placés pour porter un tel projet.
L’histoire politique du Cameroun nous rappelle les trois langues, les trois cultures, l’allemand, le français et l’anglais. Ces trois langues font l’histoire politique et culturelle de notre pays et, introduire aujourd’hui l’allemand est reconnaître la place de l’histoire et surtout faire profiter cette histoire aux générations futures. Le Cameroun bilingue avec la création des lycées bilingues est encore au stade expérimental et peut s’élargir ou s’étendre sur le trilingue sans autre forme de procès.
L’avantage d’un tel système est de pouvoir donner la chance aux futurs élèves de se former sur place et surtout de maîtriser trois langues avec une quatrième voire cinquième langue au choix. La création d’un système germanophile en compétition avec les systèmes francophile et anglophile placerait notre système éducatif au sommet des systèmes éducatifs existants,  faisant de notre pays une nouvelle Suisse (français, allemand & italien) avec l’espagnol et le portugais au choix. L’introduction de la langue allemande comme troisième langue officielle et la création d’un système éducatif allemand est aussi une vraie valeur ajoutée à notre système éducatif qui est entrain de se forger une place dans les systèmes mondiaux existants avec pour avantage de voir aussi la promotion de nos langues  nationales à côté des langues officielles et étrangères. Cela a aussi pour avantage d’aider à la création des emplois au sein des institutions internationales (les Nations-Unies, l’UE, l’UA, etc.).
Que peut apporter  concrètement l’allemand comme troisième langue officielle au Cameroun ?

L’allemand comme troisième langues à côté du français et de l’anglais est un élément de promotion d’un développement durable et participatif. Le besoin en ressources humaines dans le cadre de l’apprentissage de la langue allemande, la possibilité pour les Allemands de devenir résidents permanents et surtout de voir leurs enfants suivre leur scolarité au Cameroun. De même pour les diplomates camerounais en service dans nos services diplomatiques et consulaires, la possibilité de faire suivre à leur progéniture qui naisse en Allemagne du retour au pays, leur scolarité en allemand sans aucune difficulté. L’allemand est aujourd’hui la langue majoritaire en Union Européenne avec plus de 90 Millions d’habitants (Allemagne, Autriche, Suisse, etc.). La délocalisation des entreprises allemandes vers le Sud avec pour avantage de voir le lieu d’investissement KAMERUN priviligié. Au-delà des emplois au plan national et international, la langue allemande permettra à coût sur de booster le développement durable à travers une nouvelle offre culturelle mais socioéconomique de tout notre environnement. Il faut noter que l’industrie allemande est un atout pour la langue allemande au Cameroun puisque les allemands ne sont plus les seuls à avoir une avancée technologique, les japonais, les chinois, les américains ont aussi cet avantage d’avancée technologique.
Président, on sait qu’il y a les anglophones et les francophones deux grands groupes linguistiques du pays. Et l’allemand sera constitué de quel groupe ?

Nous avons deux groupes, les francophiles et les anglophiles, parce que nous avons de la sympathie pour le français et l’anglais et nous ne saurions être francophone (être de langue française) anglophone (être de langue anglaise), puisque nous avons adopté le français et l’anglais comme langues officielles par sympathie et non par filiation. Au Cameroun la constitution reconnaît le français et l’anglais comme langues officielles et reconnaît aussi les langues maternelles comme langues camerounaises à promouvoir. Il est pourtant clair qu’avec la création de la toute première carte d’unité administrative sous protectorat allemand (carte du géographe Max Moisel en 1913, le Kamerun septentrional), lesdits groupes anglophiles et francophiles n’existaient guère et avec la République du Cameroun suite à l’unification des deux parties (anglaise et française), deux groupes distincts l’un de l’autre se sont créés au regret et contre le seul groupe germanophile existant. La problématique que posent les deux groupes français et anglais existants, à savoir l’incitation à une nouvelle culture dite francophone ou anglophone alors que les droits des anglais (anglophones) ou des français (francophones) sont différents de ceux des africains francophiles ou anglophiles.
Nous ne pouvons avoir pour seul dénominateur commun qu’une appartenance à une langue dont nous ne sommes que partie prenante, si le français et l’anglais nous servent de langues officielles, il est à constater que dans la pratique nos langues nationales sont plus usuelles ; ce qui nous fait dire sans doute que les camerounais sont bétiphones (être de la langue béti),  bassaphones (être de la langue bassa), doualaphones (être de la langue douala), yembaphones (être de la langue yemba), etc., car nous ne pouvons être de la langue béti et aussi être de la langue française, notre appartenance linguistique est ainsi répartie selon nos origines et par affiliation.
Au cours de nos échanges, vous parliez aussi de la création des Collèges, Lycées et d’autres institutions germanophiles au Cameroun. A quoi vont servir exactement ces Institutions puisque l’allemand est déjà enseigné dans les Lycées et Collèges à partir de la classe de 4è partout au Cameroun ?
Les langues étrangères, l’allemand, l’italien, le russe, le chinois, etc. sont aussi enseignées dans nos lycées et collèges, ce qui n’est pas la même chose, le français ou l’anglais ne sont pas seulement enseignés, il existe un système éducatif français et anglais et avec un troisième système éducatif allemand nous allons non seulement offrir la possibilité pour les parents germanophiles de voir leurs progénitures suivre ce nouveau système éducatif mais aussi à tous les Allemands désireux de s’installer au Cameroun de le faire avec toutes leurs familles sans que le système éducatif soit une contrainte ou un frein à leur immigration choisie. Ainsi, nous plaidons pour la création des Staats-und Realschule (des écoles), des Gymnasiums (des lycées & collèges), des Hochschule (des écoles professionnelles) et des Universitäts (Universités d’État). Comme pour tout projet, il faudrait une phase expérimentale avec comme moteur une à deux structures pour un début et à partir d’une faisabilité et au fur et à mesure les structures vont suivre. Il ya de cela dix (10) à vingt (20) les institutions d’enseignement de la langue allemande n’existaient qu’à Yaoundé et Douala et aujourd’hui à cause d’une demande forte, c’est presque dans toutes les villes et quartiers qu’une école, un institut en collaboration avec l’Institut Goethe propose des cours de la langue pas seulement de langue allemande, mais des langues anglaise, italienne, chinoise, etc.

Monsieur le Président, introduire l’allemand comme troisième langue officielle, signifie aussi que tous les documents administratifs seront désormais en français, anglais et allemand…un travail fastidieux non ?

Effectivement, avec une augmentation significative du volume des documents administratifs à produire le besoin en ressources humaines compétente s’imposera, à l’exemple de l’union européenne avec l’entrée de l’Espagne et du Portugal. Ce besoin va aussi se faire sentir avec la production industrielle des étiquetages, des documents d’informations sur les produits et autres objets de commerce devront s’élargir à la langue allemande aussi. Petit à petit les juridictions camerounaises se verront aussi imposer pour l’application du droit positif la langue allemande Nous pouvons même penser aux Régions qui aimeraient faire de l’allemand, leur première langue de travail et ceci à long terme.
Pensez-vous qu’une pareille réforme peut être appliquée au Cameroun ? Quand on sait que les camerounais peinent déjà à maitriser les ficelles de deux langues officielles actuelles…

Contrairement à votre affirmation et inquiétude, je crois qu’à la date d’aujourd’hui le nombre des camerounais bilingues est en pleine croissance. Et les hommes et les femmes politiques camerounais ont conscience de ce que le devoir les interpelle au bilinguisme et ceci se constate dans le vivre ensemble, preuve de ce que le français pour les anglophiles comme l’anglais pour les francophiles n’est plus étranger, le sentiment de moins d’appartenance et de moins d’intégration se ressent à chaque fois que nous sommes confrontés à la pratique de ces langues. D’ailleurs, les comportements linguistiques de nos enfants vont faire apparaître et ceci depuis presqu’une dizaine d’années une autre option, qui est devenue de plus en plus usuelle dans le groupe cible, que forme la jeunesse camerounaise à savoir : ‘’le francanglais’’.
Comment alors ne pas voir dans une telle réforme la solution pour répondre de cette attente voire de promotion d’un espace culturel d’exception. Nous affirmons ainsi que la troisième langue officielle à côté du français et de l’anglais que sera l’allemand, est une chance pour notre développement durable et exclusif.
Nous devons saisir cette opportunité que nous offre notre histoire politique et socioculturelle pour faire de notre environnement socioéconomique l’un des plus attractifs du monde, le Cameroun comme une Afrique en miniature et qui devient de par son système éducatif un monde en miniature !!!!!!!
La langue allemande est chance à saisir pour notre cher et beau pays ‘’Le Cameroun’’.
Que Dieu bénisse nous bénisse ! Que Dieu bénisse le Cameroun ! Que Dieu bénisse l’Afrique ! Amen !

 Yaoundeinfo.com

Thursday, September 8, 2016

Protocole d’interview Dr Antoine De Padoue Ndemmanu Réaction sur la présidentielle au Gabon.



Protocole d'interview
Ericien Pascal Nguiamba.B. de yaoundeinfo.com


Protocole d’interview
Dr Antoine De Padoue Ndemmanu
Réaction sur la présidentielle au Gabon.

1-   Dr Ndemmanu bonjour, le Gabon vient d’organiser une élection présidentielle sanctionnée par la victoire du président sortant Ali Ben Bongo Ondimba. Quel commentaire à chaud sur ce processus électoral ?

Toutes nos félicitations pour cette performance démocratique, qui déconnote une maturité du peuple gabonais et un apprentissage des erreurs du passé, voire des autres. La perfection n’est pas de ce monde et la démocratie gabonaise, qui est encore très jeune suit un processus d’élévation à partir de la pratique, nous pouvons espérer qu’avec deux à trois autres générations en plus la démocratie gabonaise voire africaine vivrait des élections de plus en plus libres et démocratiquement soutenues. S’il a fallu plus de deux à trois cent ans à certains pays pour atteindre une telle maturité politique et démocratique, le Gabon et la majorité des pays africains bénéficient et héritent de ceux qui ne sont plus des cobails, mais des modèles de modernité et de développement durable en phase avec leur destin. Cinquante six (56) ans et bientôt soixante (60) ans le Gabon, comme la plus part des États africains, se cherche et ne manquera de se trouver ; car de leurs erreurs, il apprendra à mieux faire et il a la capacité d’adoption et d’assimilation défiant tous les pronostics.

Le taux de croissance de la maîtrise de la gnose et de la science ainsi que de l’administration de son territoire laissent entrevoir un vrai espoir pour un Gabon, une Afrique qui a pris conscience de son devenir et qui se bat pour un rebond salutaire pour les générations futures.    


2-    Le candidat de l’opposition Jean Ping revendique la victoire à cette élection. Comment qualifiez-vous cette réaction du candidat Jean Ping ?

Mauvais perdant, dirai-je ! En politique, il faut savoir perdre et ne pas seulement gagner à tous les prix. Le candidat de l’opposition gabonaise doit se dire qu’il a servi et qu’il continuera à servir au mieux les intérêts de la démocratie gabonaise en acceptant le verdict des urnes et surtout se dire qu’en réalisant presque le même score que le Président élu, il est devenu un partenaire et un consultant incontournable pour le Président élu, qui ne saurait ignorer l’expression de presque la moitié de la population gabonaise à travers sa personne. Face à la vigueur du Président sortant, le candidat de l’opposition bien que nanti d’une forte expérience, doit encore se contenter d’être le partenaire et consultant de l’exécutif élu tout en restant constructif pour les échéances électorales à venir. Pour un vrai démocrate, le candidat Jean PING doit mieux se préparer pour les prochaines échéances électorales (législatives et municipales) en forgeant une opposition critique et constructive avec pour seul espoir d’améliorer le bien-être des presque 49% des Gabonais qui ont voté pour lui. Bien évidemment, le leader de l’opposition doit aussi démontrer par son engagement patriotique, qu’il est prêt et disposé à se lancer par des primaires au sein de son parti afin de désigner le candidat de la prochaine campagne électorale.


3-    L’union Européenne a demandé que les votes soient recomptés et a observé des manquements. Quel commentaire faites-vous de cette réaction de l’Union Européenne ?

L’union Européenne est invitée et observatrice, cette posture ne lui donne pas des droits de souveraineté, seuls les tribunaux gabonais, à la demande expresse d’un candidat ou d’un parti politique légalement autorisé et présent à l’Assemblée nationale gabonaise, à ce que nous sachions, peut et a le droit  de demander une telle procédure. L’union Européenne doit savoir que la non-ingérence dans les affaires du Gabon est un droit inaltérable.

L’union Européenne ne saurait se prévaloir un droit d’exception pour des raisons inavouées. Elle est aussi très mal placée pour en juger étant donné les Accords de partenariat économique (APE) qu’elle conduit en Afrique et pour lesquels le Gabon n’a pas encore marqué son accord. La balance commerciale (L’export et l’Import) entre nos pays et l’union Européenne nous affiche des déficits croissants et exponentiels depuis plus de cinquante six (56) ans, situation d’autant alarmante pour le devenir de nos économies que l’Afrique subit le contre poids d’une monnaie injuste, non motivée et financièrement démesurée,
(1Euro = 655,957Fcfa soit : 6+5+5+9+5+7=3+7=1+0 = 1Fcfa).

En fait, la France, n’a pas su consolider ses liens avec les peuples africains car au moment où elle lançait ses grands chantiers en Ile-de-France (St Denis, Villeneuve la garenne, Epinay-sur-Seine, St Christophe, Noisy-le-Grand, Pontoise, etc.), elle aurait suggéré, comme premier partenaire du développement des pays francophiles d’Afrique, un « Plan Marshall » pour la construction tous azimuts des villes des pays d’Afrique auprès des institutions de Brettons Woods et de la Banque Mondiale avec la garantie nécessaire d’une bonne faisabilité à l’instar des financements accordés par l’union Européenne pour la construction de l’Espagne ou du Portugal.

L’Afrique ne doit plus être victime de turlupinades des politiciens européens et d’autres puissances d’intérêts économiques. L’Afrique a besoin de s’affirmer et de mener à bien son développement dans le souci d’une vraie modernité. L’Afrique a la chance de voir venir les nouvelles les avancées technologiques et de chercher à  s’en approprier afin de mieux s’en servir.

4-   On a observé des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à Libreville suite à la proclamation de la victoire d’Ali Bongo. Condamnez-vous aussi ces affrontements ?

La violence et la démocratique font souvent très mauvais ménage. Les manifestations publiques doivent se faire dans l’ordre et le calme avec pour but de passer  un message ou de réclamer pour leur droit bafoué. Toute autre forme de manifestation, fruit d’une manipulation dans le but de faire imposer un candidat qui a perdu une compétition ne peut recevoir notre assentiment, d’où notre condamnation sans appel desdits affrontements !

5-   Quelles leçons les pays de la Sous-région, notamment le Cameroun, peuvent tirer de cette élection ?

Tout d’abord, nous devons dire, que comparaison n’est pas raison ! Tenez ! le Gabon, pays d’Afrique équatoriale avec 268 000Km² de superficie, devenu indépendant en 1960 avec pour tout premier président le feu Léon M’BA (1961-1967) ensuite pour second président le feu Omar Ondimba BONGO (1967-2012) et pour troisième président S.E.M. Ali Ondimba BONGO présente comme pour chaque pays d’Afrique, une situation exceptionnelle et unique. S’il ya certes des leçons à tirer de cette élection par rapport au Cameroun, c’est bien évidemment la constance et la tolérance, le vivre ensemble malgré leurs différences. Tout ce que les Gabonais ont eu à supporter et à vivre tout au long de la campagne électorale, nonobstant les accusations de non légitimité ou de non légalité des deux (02) candidats par rapport à la « gabonité » comme hier de l’ivoirité, nous laisse entrevoir une lueur d’espoir quant à une éventuelle réconciliation du peuple gabonais.

Par contre, il y a aussi des leçons à faire pour un meilleur déroulement des prochaines échéances électorales au Gabon, à savoir : l’instauration d’un CODE DE BONNE CONDUITE à chaque élection pour s’assurer que les déclarations non autorisées ne viendront entacher le processus électoral et créer un doute sur la viabilité du processus électoral comme sur les résultats obtenus.

Enfin, le Cameroun, qui n’a encore connu que deux présidents depuis son accession à l’indépendance va certainement connaître depuis plus de cinquante six (56) ans son troisième président et à la différence du Gabon n’a jamais été un héritage de père en fils mais le fruit du souci de l’exécutif camerounais de s’assurer une bonne continuité dans le respect du maintien de la paix.

6-   Vous à la place d’Ali Bongo, nouveau vainqueur, quelle serait votre premier acte fort pour réconcilier tous les Gabonais ?

Tout d’abord, nous devons dire encore une fois toutes nos félicitations au vainqueur et au vaincu pour leur participation au processus électoral et démocratique gabonais. Les élections derrière, il est venu le temps de la mise en application du programme politique, plate forme, qui a permis la réélection du Président sortant. Il n’est pas question d’improviser mais d’être conséquent.

Le Gabon comme le Cameroun sont à la croisée des chemins et il urge de se mettre ensemble pour défendre nos droits à jouir pleinement du fruit de notre dur labeur. Le manque à gagner de l’exploitation abusive des nombreuses ressources minières dont regorge le Gabon (Bois, Uranium, Manganèse, Pétrole, etc.) est d’un enjeu capital pour permettre au nouveau Président élu de disposer de toutes les ressources nécessaires pour une vraie réconciliation nationale de tous les gabonais.

Les besoins d’un Gabon nouveau, d’un Gabon du changement sont nombreux et sont les mêmes partout ailleurs dans le continent noir africain ; il s’agit des Infrastructures (concevoir, développer et appliquer un plan d’occupation de l’espace environnemental et géographique de nos cités actuelles), de l’Éducation (réformer le système éducatif actuel pour une plus grande prise en compte de la nécessité d’intégration de nos cultures locales respectives), le Respect des droits de l’homme (les droits universels de l’homme sont indispensables à la bonne conduite et à la bonne marche de nos jeunes démocraties). Il faut tout simplement que nous parvenions à commercialiser et à vendre et non plus faire commercialiser et faire vendre, par des courtisans, nos ressources minières et naturelles après une mise en transformation locale pour une meilleure valeur ajoutée voire une plus value desdites ressources.

En fait, l’Afrique n’est pas pauvre, mais ne dispose pas d’infrastructures lui permettant de jouer dans la cour des grands, à savoir faire des transactions directement avec les clients depuis la bourse de Londres (Angleterre).


7-   Quelle attitude devrait adopter le candidat de l’opposition, Jean Ping aujourd’hui ?

L’attitude d’un bon perdant, d’un vrai démocrate, d’un opposant à la critique constructive pour un débat de réconciliation nationale. Le Candidat de l’opposition qui s’est illustré comme un poids lourd face au rouleau compresseur d’un système systémique et qui subit le destin de l’usure et de la routine, du besoin légitime d’un changement que doit connaître l’immobilisme politique. Et pour que l’histoire retienne de lui, l’image d’un vrai démocrate, d’un patriote et d’un nationaliste constant et intègre.

8-   Monsieur le Président, on a observé que cette présidentielle gabonaise a beaucoup intéressé les Camerounais : populations, journalistes, politiques etc. Qu’est ce qui peut expliquer un tel intérêt pour cette élection présidentielle gabonaise ?

Le Cameroun est l’Afrique en miniature dit-on le plus souvent ! Le Cameroun est une terre d’hospitalité, une terre d’accueil et aussi bien les élections ivoiriennes que celles du Mali et du Gabon sont aussi et si ce n’est d’un intérêt capital pour les camerounais, qui éprouvent encore une fois de plus et à travers cette manifestation d’intérêt, leur attachement aux États-Unis d’Afrique, à la culture et aux valeurs africaines, à une Afrique unie et forte, qui a retrouvé le chemin de la croissance et de l’espoir pour le bien-être de tous ses enfants.

Que Dieu bénisse les Gabonais et le Gabon ! Que Dieu bénisse les Africains et l’Afrique ! Amen !

Yaoundeinfo.com vous remercie pour votre disponibilité Monsieur le Président.

Thursday, July 7, 2016






Entretien Avec ... - Jeudi 30 Juin 2016 - Présentation :
Antoine de Padoue NDEMMANU
DIPITA NEWS

Regardez l'interview video ici avec six parties dans une liste de lecteur YouTube:
Watch the video interview here with six parts in one Playlist on YouTube:


Friday, May 6, 2016




Antoine de Padoue NDEMMANU

President de RDPF-KUMZSE


est interviewé à la télévision 237 Le Débat 

du 05/04/2016 sur EquinoxeTV 

Voir le lien ici:



Tuesday, May 3, 2016



Le temps vient bientot.  Dr. Antoine de Padoue NDEMMANU
qui a ete interviewe sur CAMNEWS 24
le Dimanche 1er Mai.
Voir interviewe ici!








Monday, April 11, 2016




Cameroun : Présidentielle 2018 : Le candidat providentiel Dr. Antoine De Padoue Ndemmanu parle

Voici en intégralité la profession de foi du président national du RDPF-KUMZSE qui se présente comme le  « candidat providentiel » et « candidat du candidat naturel ». Un document exclusif à lire et à conserver.

« Je suis le Candidat Providentiel, le Candidat du Candidat Naturel pour l’élection présidentielle d’octobre 2018, parce que je défends le fait que Le Président de la République fait l’exception et ne saurait être jugé, car le pouvoir vient et tient de Dieu et juger un Président de la République est juger Dieu ! Juger un Président de la République est juger le Peuple Nation dont il a été celui qui a incarné le pouvoir du peuple ! Juger le président de la République est remettre en cause et en question la constitution, la loi fondamentale, les institutions de la République ! Juger le Président de la République est juger le bien et le mal du Peuple Nation Souverain, le Président Paul BIYA ne saurait ainsi être jugé pour son rôle et son action pendant trente six(36) ans à la tête de notre pays. S’il est clair que nul n’est au-dessus de la Loi, il est par contre recommandé de ne pas juger le Président de la République, car il est une exception, mais pas son entourage;

Je suis le Candidat Providentiel, le Candidat du Candidat Naturel pour l’élection présidentielle d’octobre 2018, parce que, je suis pour la formation de nos jeunes, tous azimuts, à travers le Ministère de la Formation Professionnelle, le Fond National pour l’Emploi, etc., qui s’engagent à offrir et à faire dispenser une formation pour tout jeune camerounais âgé d’entre (15) quinze et (30) trente ans, désireux de se faire former voire renforcer leur capacité dans une convention de CREDIT-BAIL, c’est-à-dire que les jeunes reçoivent une formation payée par l’état et qui va être remboursable quant ils vont commencer à travailler, avoir un emploi, ensuite, ils pourront être suivis grâce à leur numéro unique de sécurité sociale ou d’assuré volontaire, ce qui permettrait de se rassurer qu’ils vont rembourser leur crédit-bail de formation sans faute ;

Je suis le Candidat Providentiel, le Candidat du Candidat Naturel pour l’élection présidentielle d’octobre 2018, parce que je suis pour une réforme de notre système éducationnel avec pour objectif majeur la Camerounité de notre système éducationnel, ce qui va permettre une plus grande prise de conscience de la nécessité de dompter son environnement et de créer un vrai dynamisme pour la transformation de nos ressources naturelles par nos ressources humaines bien formées et notre intégration sur le marché mondial, la création des emplois au niveau national comme international;

Je suis le Candidat Providentiel, le Candidat du Candidat Naturel pour l’élection présidentielle d’octobre 2018, parce que je propose la construction dans toutes nos écoles, dans tous nos établissements secondaires et Universités, la construction des cantines avec une plateforme de production des vivres et autres produits de grandes consommations soutenue par les mairies et les chefferies traditionnelles, qui s’engageront à booster la production agricole et créer des ressources supplémentaires pour une autosuffisance alimentaire;

Je suis le Candidat Providentiel, le Candidat du Candidat Naturel pour l’élection présidentielle d’octobre 2018, parce que je propose l’impôt parental, un prélèvement sur l’impôt sur les revenus comme sur l’impôt sur la consommation pour assurer à toutes les femmes camerounaises âgées de (50) cinquante ans révolus, deuxième, troisième et quatrième âges, une retraite pension vieillesse forfaitaire à hauteur de (50 000Fcfa) cinquante mille francs cfa et à tous les hommes camerounais âgés de (55) cinquante-cinq ans révolus, deuxième, troisième et quatrième âges, une retraite forfaitaire de (75 000Fcfa) Soixante-quinze mille francs cfa) pour répondre de la solidarité nationale et étatique ;

Je suis le Candidat Providentiel, le Candidat du Candidat Naturel pour l’élection présidentielle d’octobre 2018, parce que je suis pour la construction des nouvelles villes camerounaises en périphérie des villes actuelles et pour permettre de désengorger la situation actuelle de nos villes métropolitaines, faire déménager les occupants actuels dans les nouveaux sites construits dans le respect des normes ISO en la matière et procéder plus tard aux corrections nécessaires pour que nos villes deviennent des métropoles modernes, où il fait bon vivre ;

Je suis le Candidat Providentiel, le Candidat du Candidat Naturel pour l’élection présidentielle d’octobre 2018, parce que je m’engage à poursuivre la continuité dans les relations bilatérales et multilatérales et à faire en sorte que le Cameroun continue d’être un acteur actif dans la lutte pour la paix, la stabilité et la croissance dans le monde, le changement de notre Drapeau National pour ce qui est de son ETOILE de Cinq(05) côtés à une ETOILE de Six(06) côtés comme l’IMMEUBLE ETOILE(PM) ;

Je suis le Candidat Providentiel, le Candidat du Candidat Naturel pour l’élection présidentielle d’octobre 2018, parce que ma vision d’un Cameroun NOUVEAU par le RENOUVEAU est une Vision partagée et bien évidemment la continuité de la Vision du Renouveau dans un nouvel élan patriotique avec pour seul objectif le bien-être de tous les Camerounais ;

Je suis le Candidat Providentiel, le Candidat du Candidat Naturel pour l’élection présidentielle d’octobre 2018, parce que je ferai en sorte que les fonctionnaires une fois recrutés, après une formation reçoivent avec leur feuille de route la décision, qui oblige les banques et leur permet de recevoir un découvert bancaire représentant les deux tiers (2/3) de leur salaire avenir en attendant la décision de leur prise en charge de même pour que ceux d’entre eux qui tirent leur révérence après un service bien mérité de recevoir deux (02) à trois (03) ans au préalable leur décision de notification de leur mise en retraite accompagné de leur pension retraite et vieillesse déjà calculée et arrêtée et pour leur permettre de faire des revendications si nécessaires, il est inadmissible qu’après une carrière bien accomplie les princes d’Etat que sont les fonctionnaires puissent souffrir et de fois mourir sans avoir pu bénéficier de leur pension retraite et vieillesse ;

Je suis le Candidat Providentiel, le Candidat du Candidat Naturel pour l’élection présidentielle d’octobre 2018, parce que je crois qu’il est temps de consolider les acquis et les atouts dont dispose notre pays pour plus de dynamisme dans l’action gouvernementale, pour des reformes plus directes et qui impacteront le quotidien de tout un chacun au Cameroun, pour plus de transparence dans la gestion des deniers publics ainsi que de l’implication de tous dans le processus d’un développement durable et de modèles d’affaires inclusifs.
Que Dieu nous / vous bénisse!
Que Dieu bénisse le Cameroun et l’Afrique !
Amen !



Sunday, September 27, 2015

                                                 

Interview : Publication de yaoundeinfo.com


 Protocole d’interview
                       Au Dr. Ndemmanu Antoine de Padoue
1-Dr Antoine De Padoue NDEMMANU, bonjour vous êtes le Président National du RDPF-KUMZSE, Économiste et  Administrateur de Sociétés. Vous êtes connu comme étant l’un des plus jeunes candidats à l’élection présidentielle d’octobre 1997 au Cameroun, à seulement 37 ans. Qu’est ce qui vous a amené dans le champ politique ?
Merci à vous, qui avez pensé à moi à travers mon engagement politique ! Il est souvent dit et écrit que celui qui ne fait pas de la politique, la subit ! Et en ce qui me concerne, je dirai tout simplement que mon environnement familial et social ont été un stimulant pour que je ressente cet appel, qui lorsqu’il vous est destiné ne se trompe pas ! Les grands hommes politiques de tous les temps ont toujours été des exceptions et en politique cette exception est d’autant plus importante qu’elle suit des règles propres à chaque destin. Alors, je viens en politique par rapport à un parent mais beaucoup plus pour répondre d’un souci d’aider au bien-être de tous mes compatriotes ; je définis la politique aussi comme l’art de se substituer au tiers et de créer des facilités, des moyens pour rendre agréable et confortable la vie de tous ! Oui, j’affirme ici que c’est avec la politique que les changements dans nos vies et dans le temps sont possibles. C’est pour le bien-être de mes compatriotes et aussi de mon prochain, que je me suis engagé en politique et d’un engagement patriotique c'est-à-dire responsable. Je crois enfin que tout homme politique est aussi et si ce n’est le fruit d’une volonté prophétique, que d’aucun peut aussi interpréter comme une PROVIDENCE ! Alors ne va pas en politique qui veut, mais qui peut !!!!!! L’héroïsme du destin politique des hommes a fait que les leaders politiques sont systématiquement liquidés alors qu’ils étaient porteurs de projets et d’espoir pour leurs peuples !!!!! Enfin l’envie de ne pas subir de la politique mais d’être un Acteur de la politique dite politicienne !!!!
2-Monsieur le Président national, on ne saurait poursuivre cet entretien sans d’abord évoquer l’actualité brulante à savoir la guerre contre la secte islamiste boko haram.  Quelle est votre stratégie pour venir à bout de cette secte terroriste ?
 Avant de répondre à cette question, j’implore le Dieu Tout Puissant pour les âmes de nos compatriotes et de nos soldats, qui sont morts pour notre patrie, je profite aussi pour adresser aux familles des concernés attristées, mes sincères condoléances !!!!! S’agissant de la secte islamique boko haram, je crois que nous devons tous être uni derrière notre Chef des Armées, derrière le Gouvernement de la République et derrière toutes les populations touchées pour leur apporter assistance et ceci sous toutes les formes possibles(financièrement, matériellement, moralement et spirituellement). Mais nous devons dans nos analyses tenir compte de ce que pour toute guerre il faut des armes et des munitions et c’est à l’avantage des industries et du commerce d’armes que les peuples sont victimes de guerre voire subissent les actes terroriste et dire que tout cela se fait avec la complicité de certains de nos compatriotes imbus de pouvoir et d’autant plus consternant. Cette guerre nous interpelle tous sans exception à unir nos forces pour la victoire de notre peuple-nation. Les kamikases ne doivent pas passer par nous ni par un des nôtres, nous ne devons pas prêter main forte aux ennemis du Cameroun, qui est et doit être au-dessus de tout !!!!! Nous devons aussi mener parallèlement une réflexion sur le devenir des industries d’armement, qui sont le fondement même de la guerre, qui n’est possible que grâce aux armes et aux munitions !!!
3-Après François Hollande, c’est le Président Nigérian Muhammadu Buhari qui vient d’effectuer une visite d’amitié et de travail à Yaoundé. Quelle lecture faites-vous de ces rencontres au sommet avec le Chef de l’Etat Paul Biya ?
Il faut dire que les deux rencontres sont bien évidemment des rencontres au sommet de l’État entre les Chefs d’État mais n’ont pas le même caractère d’appréciation, le premier est une rencontre de dupes, dans la mesure où avec plus de dix sept mille milliards de francs cfa(17 000 milliards de francs cfa dans notre compte d’opérations et nous apporter soixante seize milliards de francs cfa(76milliards de francs cfa) sur les 17 000miliards de francs cfa), est une preuve en plus de ce que nos partenaires français ne comprennent toujours pas que le Cameroun a atteint sa maturité et que l’on ne continuerait à faire assujettir aux générations futures les décisions d’hier. Que lorsque nous faisons une analyse au-delà du discours très historique de bienvenu prononcé par le Président de la République Camerounaise des actions néfastes de la France au Cameroun, nous comprenons rapidement la nécessité de redéfinir nos conventions de collaboration et de coopération avec pour point de chute l’intérêt du Cameroun en exergue !!!!  
Quant à la visite de notre voisin le plus proche ; il est d’ailleurs plus indiqué que les rencontres de travail entre les deux Chefs d’État (Nigéria-Cameroun) soient constantes et permanentes et empêcher l’émergence d’une ombre d’insécurité entre nos deux pays. La problématique des pays frontaliers est l’insécurité, qui peut profiter d’un climat de tension entre deux pays voisins pour être un refuge pour le mal.
4-Vous n’avez pas posé votre candidature à l’élection présidentielle de  2004 ni  à celle de 2011, élection au cours de laquelle vous avez même soutenu le candidat sortant, Paul Biya. Qu’est ce qui peut l’expliquer ?
Je dois dire qu’après l’élection présidentielle du 12 Octobre 1997, je me suis attelé au travail de fond à savoir : Refaire une lecture des pages de notre histoire pour  mieux comprendre et connaître notre peuple, puisqu’il est écrit : «Si vous ne savez plus où allez, retournez là d’où vous venez». Ensuite, j’ai ainsi vite compris l’importance de la maturité politique, qui commande de fois de reculer pour mieux sauter !!!!  Aussi, je ne pouvais financièrement me permettre une deuxième campagne présidentielle alors que lors de la campagne d’Octobre 1997, le Chef de l’État à travers son pouvoir discrétionnaire avait ordonné le décaissement des fonds, deniers publics, pour aider chacun des candidats officiellement déclarés et qu’un des candidats(MOI) ne reçoit pas son enveloppe. Alors comment croire à notre système démocratisant si toutefois c’est du sommet de l’État que des fonds publics destinés aux candidats déclarés pour leur campagne électorale, n’atteignent jamais leur cible ???? Comment avoir le Courage, la force et les moyens pour se relancer dans la course à la présidentielle, lorsque l’on sait avec quel injustice et en toute impunité les fonds publics, qui vous était destinés ont été distrait ???? C’est pour toutes ces raisons et plus, que j’ai décidé en 2004 & 2011 de ne pas me présenter aux élections présidentielles. Et mon soutien au Candidat sortant devenait une affaire de raison étant donné que je lui ai toujours reproché une chose, à savoir : d’avoir conçu avec ses pairs un programme politique intitulé : «Pour Le Libéralisme Communautaire» et qui est resté lettre morte puisqu’il n’a pas été implémenté comme il se devait et ceci à travers les programmes académiques et universitaires à l’instar de la Bible et du Coran. Qui croirait en Dieu aujourd’hui si toutefois la Bible et le Coran étaient restés dans les placards sans évangélistes, missionnaires, Rabbins et Imams ????? Alors mon soutien voire notre soutien au Candidat du RDPC ne déconote pas seulement le manque d’Alternance en ce moment là, mais est aussi accompagné des propositions pour une amélioration de notre environnement socio-économique. Et lorsque certains esprits malveillants prétendent avec une fuite en avant que le Cameroun émergera en 2035, et ceci sur la base d’un nouveau projet voire programme, qui n’a plus tenu compte des trente (30) propositions faites dans l’ouvrage programme de 1987 par lequel le Président et le parti au pouvoir avaient été élus, alors l’émergence 2035, qui souffre de ne pas être l’actualisation du programme «Pour Le Libéralisme Communautaire» et qui n’est pas adapté aux réalités du terrain n’a malheureusement pas aussi été introduit dans notre programme académique et universitaire pour que la jeunesse se l’approprie !!!!!

5-Les populations accusent l’opposition camerounaise  de critiquer le régime en place sans proposer un programme de société concret. Qu’est- ce que votre formation politique propose de concret et de crédible aujourd’hui aux camerounais dans l’optique d’assurer leur bien-être ?
La politique commande aussi qu’il faut diviser pour mieux régner !!!! L’opposition divisée donne une raison valable au Parti au Pouvoir de rester aussi longtemps et de croire que ne dure au pouvoir que celui qui peut et qui veut !!!! Tout d’abord, je dois dire que s’il ya un projet de n’importe quelle formation politique que ce soit et à  ma connaissance au Cameroun, j’aurai et avec tous mes militants et sympathisants rejoins ce programme et ce parti pour une alternance au système actuel, mais malheureusement ce que je vais vous dire, et je crois que vous aurez l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître ; car, il ne suffit pas de critiquer mais surtout faire des propositions pour une solution durable aux problèmes que rencontrent et vivent nos populations !!!
Le Cameroun et l’Afrique se construisent en amont et en aval, c'est-à-dire que le Cameroun doit se construire en observant les erreurs des autres pays dits industrialisés pour construire un pays, un continent original et unique, qui n’aura rien à envier aux autres pays et continents. Si les USA se sont construits en observant les erreurs du vieux continent européen, ce qui leur a permis de construire un pays plus beau que l’Europe ; le Cameroun et l’Afrique doivent se construire sans les erreurs de l’Europe, des Etats-Unis d’Amérique, de l’Asie, etc. Ce qui nécessite la conception d’un plan d’occupation de l’espace environnemental et géographique avec les différents plans directeurs de toutes les infrastructures, et ceci dans le respect des normes ISO en la matière, car, il est inadmissible que le Cameroun du RENOUVEAU, qui a fait passer nos infrastructures routières de 1030Km à 5000Km de route bitumée, ne mentionne pas le non respect des normes, ce qui fait que plus de 70% de nos routes bitumées sont faites en virage(serpentées), créant une situation permanente d’insécurité routière et occasionnant de nombreux accidents. Nous pensons également que priorité doit être donnée à la réforme de notre système éducationnel, pour une prise en compte de la valeur ajoutée et bien évidemment des réalités de l’environnement Camerounais voire Africain. La lutte contre la pauvreté doit commencer à l’école, l’enfant doit apprendre à dompter son environnement,  il doit apprendre à gérer ses déchets et ses ordures, il doit comprendre que tout à une valeur et c’est à ce prix qu’il pourra sortir de la pauvreté, qui est aussi et si ce n’est l’ignorance !!!! Nous pensons également à la création d’une monnaie camerounaise voire africaine, et pour se faire nous savons qu’il faut mettre sur pied un projet de pré-requis (création de comptes bancaires, formation des plus jeunes à la valeur monétique, etc.) pour nous permettre le moment venu de créer une monnaie forte et stable.

6-Vous qui avez soutenu l’actuel président lors de la présidentiel de 2011. Etes-vous prêt à soutenir à nouveau le président Paul Biya en 2018, si jamais il se représentait ?
Je dois dire, que qui a péché, pèchera, le principe est peu vrai seulement seuls les idiots ne changent pas d’avis !!!!! Si le Président Paul BIYA devait se représenter en 2018, cela m’embarrasserait puisque je ne vois pas quant il pourra aussi me soutenir ?????
Je crois que les enjeux de 2018 sont très importants et la sagesse nous recommande d’être prudent surtout que le Président Paul BIYA est aujourd’hui octogénaire et après plus de trente trois (33) ans au pouvoir (1982-2015), n’a plus la santé et sa vigueur du début de carrière; toutefois, son engagement pour une éventuelle représentation est plus que jamais conditionné par les aléas (santé, physiologie, etc.), et plus important encore, quel est le projet de société, la plate forme, la mieux indiquée pour une continuité nouvelle, ce que j’ai qualifié du NOUVEAU par le RENOUVEAU ou encore LE NOUVEAU DU RENOUVEAU !!!!!!
7-Si vous l’avez soutenu en 2011, cela prouve que vous n’êtes pas totalement opposé à son programme politique. Mais dites nous Monsieur le Président National, Sur quels aspects ou sur quels points n’êtes vous pas en harmonie avec la politique du  régime actuel ?
Bien évidemment, je ne saurai me poser en m’opposant, je suis conscient de ce que la meilleure opposition est à l’exemple d’un couple (homme & femme), qui lorsqu’ils s’entendent enfantent d’un enfant, qui est le fruit de leur union et en politique les gouvernements qui ont permis des mutations importantes de nos systèmes politiques et de nos environnements socio-économiques ont été des gouvernements de coalition donc des partis d’opposition aussi et actuellement au Cameroun nous savons tous quel est la volonté politique du Président Paul BIYA, qui a toujours bien voulu admettre et nommer dans ses gouvernements des leaders d’opposition, qui cheminent avec lui dans la gestion des affaires de notre pays !!!!!!

8- La question de l’alternance au sommet de l’Etat est de plus en plus évoquée au niveau de la classe politique nationale. Pensez-vous que l’opposition camerounaise soit prête à assurer la relève au moment où certains observateurs  estiment que le successeur du Président Paul Biya viendra du parti au pouvoir …
Tout d’abord la configuration actuelle donne le pouvoir à un DEMOCRATE avec le plébiscite du parti au Pouvoir, mais on peut aussi voire une succession transversale, où le Président Paul BIYA invite le peuple à se prononcer sur le projet de société, qui cadrerait mieux avec la situation géopolitique camerounaise. Les Chefs traditionnels, qui sont aujourd’hui et de par la loi rémunérés sur les fonds publics rendent le processus pour l’émergence d’un candidat de l’opposition très difficile, puisque nul ne peut sans autre forme de procès faire le bras de fer à son Chef traditionnel, qui est le garant des traditions, donc une autorité au-dessus de tous !!!!
Les opposants, qui se sont illustrés comme candidat à l’élection présidentielle au Cameroun depuis l’avènement de la Démocratie (plus d’une vingtaine de candidats) ont le devoir et le droit de se réunir autour d’une seule candidature et surtout d’un projet, un programme politique ayant l’aval du peuple, d’un gouvernement d’alternance avec des postes ministériels (15), des postes de Secrétaires d’Etat (15), des postes de Directeurs nationaux (15) connus et validés de tous !!!!! D’où mon appel à une opposition plus responsable et pour qu’ensemble nous mettions sur pied un Forum pour permettre cette Alternance Démocratique, qu’appelle le peuple nation Camerounais de tous ses vœux !!!!!

 9-En 2018, aura lieu l’élection présidentielle au Cameroun. Serez-vous candidat ?
La sagesse voudrait que je ne vous réponde pas maintenant à cette question, puisqu’il ya encore trois (03) ans avant 2018 et d’ici là, il peut y avoir beaucoup de surprises (Maladie, Décès, etc.). Toutefois,  je tiens à vous dire qu’en 2018 et bien avant, je suis en campagne permanente puisqu’il faut expliquer aux Camerounais ma vision du Cameroun et surtout leur faire partager mon projet, mon programme politique d’un Cameroun au-dessus de Tout !!!!
10-Si oui ou sinon Pour quelles raisons ?
Je rêve d’un Cameroun, comme le monde en miniature et non plus seulement une Afrique en miniature, je propose la création de cinq(05) voire six (06)  nouvelles Régions avec pour Chef lieu (Bafia, Foumban, Dschang, Wum, Batouri et Nkongsamba) et avec quinze (15) à seize (16)Régions nous créerons aussi quinze(15) à seize (16) Ministères d’Etat de Région dans chacune des Régions en charge du passif de l’Etat et pour l’implémentation de la plate forme gouvernementale. Et à Yaoundé, il n’y aura plus que cinq(05) Ministères d’Etat en charge de la gestion de l’actif et des relations avec les autres démembrements de l’Etat. À imaginer un Cameroun, où chacune de ses Régions est construite sous le modèle d’une grande métropole (Paris, Berlin, Londres, Madrid, Rome, Moscou, Genève, Bruxelles, Tokio, Pékin, Singapour, Hong Kong, Seattle, Washington DC, Montréal, Séoul, etc.), conscient que mon rêve est possible puisque nos ressources naturelles sont de nature à garantir le financement à long terme d’un tel projet, et ceci grâce à une plus grande conscientisation de nos ressources humaines, qui font toujours plus preuve de maîtrise des sciences modernes et d’élévation de l’homme comme de son environnement.
11-Quels sont les grands axes et les principales priorités du projet de société de formation politique ?
Je crois vous avoir apporté dans les questions précédentes quelques réponses aux grands axes et aux principales priorités de notre formation politique, ainsi nous pouvons retenir ceci :
-          Un Gouvernement de l’Alternance démocratique ;
-          Une Réforme de notre système éducationnel ;
-          Une réforme de notre système de santé avec la création d’une assurance maladie ;
-          La création d’une monnaie camerounaise pour garantir la qualité de l’offre et de la demande ;
-          La création de cinq(05) voire six (06) nouvelles Régions portant ainsi à quinze (15) voire seize (16) les Régions Camerounaises ;
-          La Conception et la réalisation d’un plan d’occupation environnemental et géographique camerounais ;
-           
12-Etes-vous disposé à faire une alliance avec les autres formations politiques de l’opposition ?
Comme tout homme politique et comme tout parti politique, les alliances sont pour faire avancer le processus démocratique et Le RDPF-KUMZSE ferait alliance avec tout autre parti politique lorsque le programme de celui-ci est compatible avec le nôtre ou encore peut faire alliance sous la base d’un certain nombre de sujets !!!!!!!
13-Dans la Menoua votre propre département, il se dit qu’il y aurait déjà une opposition avec votre « frère » Jean de Dieu Momo. Info ou Intox monsieur le Président National ?
C’est vrai que l’on peut se dire cela, mais comme vous venez de prendre connaissance de mon projet et de mon rêve pour le Cameroun, je crois que même le Président Jean de Dieu MOMO, n’hésiterait pas à adhérer à mon Rêve, puisqu’il est question de faire une proposition, qui convainc tous les Camerounais et je sais que pour se faire la RDPF-KUMZSE s’illustre comme un laboratoire pour IDEES et le consensus autour du Président, Dr NDEMMANU Antoine De Padoue, pour une Alternance serait d’ores et déjà possible !!!!!!
14-Si le Président Paul Biya vous propose un poste ministériel aujourd’hui, allez-vous l’accepter ?
Il n’est jamais trop tard pour mieux faire, c’est un peu dommage qu’IL ne l’a jamais fait !!!! Mais pour dire vrai, le poste de Ministre est intéressant lorsqu’il vous permet d’implémenter un programme politique et non de s’implémenter soi-même !!!!!!
15-Un mot de fin à l’endroit du peuple camerounais monsieur le Président national …
Soyez rassurer Chers Compatriotes, le Cameroun de demain augure des attentes et des aspirations toutes légitimes et je suis fier d’être Camerounais et de savoir que vous ne serez jamais abandonné. Il y aura toujours des Amadou AHIDJO, des Paul BIYA, et tant d’autres, qui seront toujours prêts à vos côtés pour que notre pays reste à jamais Débout et Fier !!!!!!
Le plus difficile semble fait à savoir la prise de conscience de ce que nous avons et de ce que nous pouvons faire, l’indépendance, la scolarisation, la crainte de Dieu et le reste va suivre, c’est la vraie raison d’un enthousiasme et d’un engagement patriotique!!!!!!
N.B. : Inscrivez vous nombreux à ELECAM ! Et pour se faire ayez une Carte Nationale d’Identité, allez retirer vos CNI dans les commissariats, pour ceux qui ont oublié de le faire !!!!!
Votre voix compte et grâce à votre voix la démocratie camerounaise se sentira confortée et honorée !!!!!!!
Que Dieu nous/vous bénisse ! Que Dieu bénisse Le Cameroun & l’Afrique à jamais ! Amen !

Dr NDEMMANU Antoine De Padoue
Président National du RDPF-KUMZSE
Candidat à l’élection présidentielle du 12 Octobre 1997