Friday, May 9, 2008

Manifestations Dschang, à Yaoundé et beaucoup d'autres villes du Cameroun

Vous avez certainement pu avoir vu les nouvelles faisant état qu'il y a eu des émeutes et beaucoup de perturbations au Cameroun. Nous avons voyagé à Dschang, où la mère d'Antoine vit, une distance d’environ 7 heures de route. Nous avons voyagé par autobus de Yaoundé (un beau jour). Nous sommes quitté le dimanche soir, 24 février 2008, il y a une semaine. Les grèves et émeutes commencées le lundi 25 Février 2008, et ont continué jusqu'au vendredi, 29 février 2008. Nous pouvions monter dans un autobus samedi et voyager sur Yaoundé pour rassembler nos ordinateurs et être de nouveau à Dschang. D'une certaine manière, nous allons au buisson, pour commencer notre propre genre de Macquis. Le Cameroun occidental a un héritage très riche en la lutte pour leur liberté et a fait ainsi pendant 12 années avec beaucoup d’écoulement et de bain de sang, de 1948 – 1960/70.

C'est un village, et tout à fait à la différence de quelque chose que j'ai jamais vécu avant. Nous sommes chanceux de vivre dans une maison moderne construite par le frère d’Antoine. Michel a une maison dans le cour de famille qui a l'eau courante (en plus d’un petit appareil réchauffage d'eau chaude dans la salle de bain) et la tuyauterie d'intérieur. Il peut seulement y avoir quelques maisons comprenant de tels équipements dans tout Dschang.


Les choses dans ce pays sont vraiment difficiles… les conditions de vie se détériorent de plus en plus et la raison connue de la grève est que le gouvernement a augmenté de plus de 16 Fcfa sur le prix d'un litre de gaz. Les prix de denrées alimentaires ont escaladé au point ou un grand nombre de personnes ne peuvent plus se permettre d'acheter même la nourriture. Ce qu'elles pouvaient acheter pour une famille, elles peuvent plus avoir les moyens. Les jeunes sont laissés pour compte et sans l'espoir, aucune perspective d’emploi, ils sont affamés et fâchés, très fâchés. Ainsi bien que ce qui a commencé le lundi comme grève avec les conducteurs de taxi, soit l’interprétation de l'expression d’un mécontentement de la jeunesse fâchée, des jeunes dans les rues, bloquant les routes, et pénétrant par effraction dans des magasins et détruisant la propriété d’autrui. Ils prennent des pneus, de vieilles voitures et toute autre chose qu’ils peuvent avoir à la main et ils les mettent au milieu des rues principales dans les villes, aussi bien que des routes menant hors des villes et les allument pour ainsi créer de grand feu, c’est un blocus total, une vraie paralysie. Bref, ce qu’ils appellent des « manifestations ».

Ils veulent que cet homme – au pouvoir – aille pour toujours ! ! ! Et dire que c’est à cause d'une augmentation des prix de carburant, de quelques Fcfa qu’une manifestation visant à faire partir le président a été possible. Au lien d’attendre jusqu'à ce que les tentatives du président en vue de changer la constitution pour le laisser au pouvoir et lui permettre de se présenter pour une troisième fois en 2011. Ce pays entrera vers dans une guerre civile et en flammes - parce que la jeunesse bloquera ce pays. Elle ne fait pas partie de ce système, effectivement elle ne se sent pas en phase avec le système. Elle n'a aucun espoir. Elle n'a aucune responsabilité familiale, elle vit pour elle-même et pour prendre soin d’elle-même. Ceci signifie qu'elle n'a rien à perdre et cela les rend très dangereuses et fragiles.

L'après-midi du lundi 25 février 08, le jour où nous sommes arrivés pour la première fois dans Dschang depuis notre retour le 08 Décembre 07 au Cameroun, nous avons décidé de marcher vers le carrefour de la partie principale de la ville où il y avait beaucoup de personnes rassemblées.

De bonne heure quand nous sommes arrivés à 6:30 AM, l'autobus a été bloqué, arrêté de l'avancement, littéralement, car un pneu brûlait au milieu de la rue. Antoine a proposé aux jeunes rassemblés au tour du pneu que la destruction de la propriété publique pourrait seulement mener à leur arrestation, et a suggéré qu'ils devraient choisir un lieu mieux approprié pour brûler les pneus - où ils ne détruiraient pas la propriété publique -. Et à l'après-midi, nous sommes revenus sur les lieux et avons constaté qu’ils avaient pris en considération notre conseil. Pour résultat, les pneus brûlaient au milieu du rond point environ à la place non bitumée.

La plupart des jeunes étaient de jeunes hommes et ils étaient évidents puisqu’ils n’étaient pas organisés; Bref, ils n'avaient aucun chef de fil, aucun leader! Pendant que nous flânions par cette mêlée, Antoine a commencé à parler à certains d'entre eux. Il est vraiment bon à ceci ; il peut juste marcher à la rencontre de quelqu'un qu'il n'a jamais connu, ni rencontré avant, vers quelqu'un dans la rue, et lui parler spontanément. Il leur posera quelques questions intenses, ce qui leur à pousser à prêter attention à ce qu’il leur disait et à ce qui leur disait. Car, il y avait au centre de la ville de Dschang, une foule ÉNORME, qui s'était réunie autour de nous. C'était un peu effrayant pour moi, mais j'ai tenu ferme la terre et ai prié et ai demandé la protection. Pendant que de plus en plus les gens se rassemblaient autour de nous (il y avait probablement plusieurs centaines voire milliers de personnes à cette heure) deux ou trois types venaient avec un support pour se tenir debout libre qui a eu une barre à travers le fond qui était environ de 6 pouces au dessus de la terre. Ils l'ont prié de se tenir là-dessus, ainsi toute la foule pourrait le voir et l'entendre. Une plate-forme prête à l'emploi, littéralement. Ils l’encourageaient et il leur a parlé.

Les chants étaient de notre partie politique (RDPF KUMZSE), et « BIYA doit disparaître ». La foule a hurlé. Après environ 10 minutes, ils m'ont même demandés de se tenir sur ce support et à moi de parler aussi. À Défaut de la reproduction sonore ! Vous pourriez à peine s'entendre penser - et tout ceci a été spontané! Non prévu voire programmer. Ce que vous devez savoir est que Dschang est l'endroit où le grand père d'Antoine a créé son parti politique (KUMZSE) et était président de ce parti depuis 1948 - même avant l'indépendance du Cameroun. C'est la maison du marquis et est une région puissante à l'Ouest du Cameroun. Antoine a aussi créé son parti appelé RDPF (KUMZSE) en 1995 et s’est présenté avec aux élections présidentielles de 1997.

Après quoi, il a été contraint de quitter le Cameroun en 2000, pour le Mali après que la société qu’il avait établie à Douala ait été victime du vandalisme par des malfaiteurs orientés. Ils semblent aimer brûler des choses qu'ils ne sont pas heureux avec ici.

Tandis que tout cela se passait de lundi à vendredi de la semaine dernière, tous les magasins étaient fermés par crainte du vandalisme ainsi aucun de nous n'a pu même acheter des provisions vendredi. Les bonnes nouvelles sont celles au moins dans le village là sont les fermes environnantes - même dans les limites de ville - ainsi nous pouvions manger même si les nourritures sont très simples. Dans ces situations la protéine devient un luxe.

Après le lundi 3 mars, nous aurons nos ordinateurs portables et pourrions les brancher pour travailler voire nous rendre à l'université de Dschang pour une heure ou deux, deux fois par semaine, si nous sommes chanceux. C’est ce que nous espérons. Autrement, jusqu'à nouvel ordre, les emails seront la meilleure manière de nous atteindre.

Nous commencerons à organiser les jeunes dans Dschang, car c'est où nous focaliserons maintenant notre travail de partie politique. Dschang est l'endroit où Antoine a accordé le siège de notre partie politique RDPF (KUMZSE) en 1995 de sorte qu'il ait été éligible pour se présenter aux élections présidentielles de 1997. Il est important que les gens sachent et comprennent le contenu de notre plate forme politique au sujet de ce que nous ferons en campagne. Ce n'est pas simplement au sujet de se débarrasser d'un dictateur. Il est au sujet de mettre en application un plan social qui enrichira les vies des citoyens, de sorte que peut-être, juste peut-être les enfants, le futur de cette nation, vivra une meilleure vie. Nous sommes tous certains que ce qui nous voulons aujourd'hui aura pour des générations futures un impact, et c'est pourquoi la plupart des personnes qui comprennent ce que nous faisons, sont disposés à écouter au moins.

Vous devez comprendre, dans ce pays, le mot d'un seul homme est loi absolue. Depuis ces manifestations la semaine dernière, le président a envoyé ses propres militaires (qui sont censés défendre les citoyens du Cameroun de tout attaque d'extérieur) dans les rues avec des armes pour intimider la population et pour les maintenir dans la crainte. Si elles sont dans la crainte, peut-être elles peuvent être commandées. Nous avons vu ceci clairement pendant que nous étions sur notre chemin à l'arrêt d'autobus à Yaoundé, dimanche soir. Plusieurs bandes des militaires armés marchaient le long des rues avec des pistolets et des fusils prêts à être utilisés.

C'est juste le début d'un temps très dur et très dangereux pour le Cameroun. Le plus grand pourcentage de la population est jeune, entre les âges de 16 et de 30 ans. À l'âge de 18 voire 20 ans on leur accorde le suffrage. Mais la plupart d'entre eux ne savent pas ce que veut dire la démocratie et encore moins comment exercer leur voix en démocratie à travers la réclamation d’une élection ou d’un référendum, pour évincer ce président de sa position de puissance finale. Il y a réellement deux constitutions dans ce pays qui sont pratiques et usuelles. On peut distinguer ce qui a été accordé quand ce pays luttait pour son indépendance en 1960 et ce qui a créé le système qui tient compte d'une centralisation de puissance et d’un mécanisme pour permettre un pouvoir absolu à un seul homme au-dessus de tout. Quoique la deuxième constitution ait créé un système multi - partite et ait donné à tous le droit de voter, on ne leur a pas enseigné ce que signifie vraiment ceci, l’éducation à la démocratie, une valeur première. La puissance de vivre et de mourir, est aux mains de quelques élites, de ceux et de celles qui n'ont aucune intention de mettre en application les programmes sociaux qui bénéficieront à n'importe qui mais uniquement à eux-mêmes voire à leur progéniture. Et ces programmes qui sont destinés au grand public, ne voient jamais leur réalisation puisque l'argent est détourné pour alimenter d’autres projets personnels ou habituellement vont dans les poches des fonctionnaires, qui sont les administrateurs desdits programmes.

Quelle merveille que les personnes de cette nation, mieux que la plupart des nations en Afrique vivent toujours sous la domination des hommes puissants et influents ou du partie politique dominant. Il y va seulement de ceux du partie politique au pouvoir, qui sont privilégiés, corrompus, et qui font tout ce qui leur est possible pour maintenir ce système dictatorial en place. Et maintenant, ces groupes de jeunes, qui ne font pas partis de ce système et qui essayent de trouver une manière de s'organiser pour forcer le changement.

Vous me diriez, qu’ils n’auront pas gain de cause dans leur lutte dans les rues? Combien de sangs seront coulés dans ce processus ? Et comment les Républicains d'autres nations démocratiques et libres peuvent-ils continuer à permettre cette douleur sans rien entreprendre? Quand ils intensifieront réellement leur action par un processus comme présentement par leurs propres constitutions, enseigner à leurs plus jeunes nations d'enfant de mêmes parents comment la démocratie fonctionne; aider à enseigner aux citoyens de ces nations qu'ils n'ont pas besoin d'être dirigé par des dictateurs qui ne s'inquiètent de rien pour leur bien-être ? Quand ces soi-disant nations développées étendront-elles leurs mains à ces chefs considérés comme des « chefs d'opposition » qui véritablement s'inquiètent et ont un plan, une plate-forme qui une fois mis en application fournira la structure pour décentraliser le pouvoir et donner de nouveau plus de droit aux personnes qui le méritent ou comment apporter le soutient pour créer le changement de l’intérieur? Le changement véritable peut seulement venir de l'intérieur, d’une base réelle et fondamentale; il peut y avoir un changement qui s'impose de l'extérieur. Ceux d’entre vous, qui me connaissent, savent que c'est bien ce que Antoine et moi sommes venus faire ici, notre combat pour une société Camerounaise démocratique, libre et prospère pour tous dans la paix.

Anita Lynne NDEMMANU

Thursday, March 6, 2008

Manifestations in Dschang, Yaounde and many other cities


You may have seen in the news that there have been rioting and a lot of disturbance in Cameroun. We traveled to Dschang, where Antoine's mother is living which is about 7 hours (on a good day) by bus from Yaounde. We left Sunday night, February 24th a week ago. The strikes and rioting started Monday, and then continued through Friday, February 29th. We were able to get on a bus Saturday and travel to Yaounde to collect our computers and head back to Dschang. In a way, we’re going to the bush, to start our own kind of Macquis. West Cameroun has a very rich heritage in fighting for their freedom and did so for 12 years with much blood shed, from 1948 – 1960.

It is a village, and quite unlike anything I have ever lived before. We are fortunate in that Antoine's brother, Michele has a house in the family compound which has running water (complete with small hot water heater in bathroom) and indoor plumbing. There can only be a hand full of houses with such facilities in all of Dschang.

Things in this country are really bad…the conditions have deteriorated and the reason for the strike is that the government added 16 Fcfa more tax to the price of a litre of gas. Food prices have escalated to the point where a great many people can not even afford to even buy food. What they used to be able to buy for a family, they can no longer afford. The young people are fed up, with no hope, no jobs and they are hungry and angry, very angry. So although what started on Monday as a strike with the taxi cab drivers, continued with the angry expression of the young people roving the streets, blocking the roads, and breaking into stores and destroying property, no matter who’s property it is. They take tires, old cars and anything else they can get their hands on and put them in the middle of main streets in the town as well as roads leading out of town and light them on fire thus the term "the country is blocked". This is what they call “manifestations”.

They want this man - gone forever!!! This was over a price increase of a few Fcfa of gas. Just wait until the President attempts to change the Constitution to let him stay in power and permit him to run for a third term in 2011. This country will go up in flames - because the youth will block this country. They are not a part of this system, have not effectively been paid off. They have nothing, and they have no hope. They have no families, only themselves to take care of. This means they have nothing to lose and that makes them very dangerous.

The afternoon of Monday, February 25th, the day we first arrived in Dschang, we decided to walk up to the main part of town where there were a lot of people milling around the street. Earlier in the day when we arrived at 6:30 am, the bus was blocked, stopped from advancing, literally, as a tire was burning the middle of the street. Antoine suggested to those youth, that the destruction of public property could only lead to their arrest, and suggested that they should choose a different venue – where they weren’t destroying public property. That afternoon, we saw the result and the tire was burning in the middle of the round about instead.

Most were young men and it was obvious to us that they were not organized; in short, they had no leader! As we strolled through this melee, Antoine began to speak to some of them. He is really good at this; he can just walk up to someone he has never met before, someone in the street, and start talking to them. He will ask them a few poignant questions which lead them to start thinking, and are then ready to listen to what he has to say. As he did this in the center of Dschang, a HUGE crowd gathered around us. It was a bit scary but I stood my ground and prayed and asked for protection. As more and more people gathered around us (there were probably several hundred people by this time) a couple of guys came with a free standing sign which had a bar across the bottom that was about 6 inches off the ground. They begged him to stand on it, so all of the crowd could see him and hear him. A ready made platform, literally. They were cheering and he spoke to them.

The chants were of our political party (RDPF KUMZSE), and “BIYA must go”. The crowd roared. After about 10 minutes, they even asked me to stand on this sign and I spoke as well. Wow! You could hardly hear yourself think – and all of this was spontaneous. Not planned. What you need to know is that Dschang is the place where Antoine’s grandfather granted his political party (KUMZSE) and was president of that party in 1948 – even before Cameroun’s independence. This is the home of the Marquis and is a powerful region in the West of Cameroun. Many people remembered Antoine granting RDPF (KUMZSE) and running his presidential campaign in 1997. It was in 2000, that he went to Mali after the company he established in Douala was burned out by the ruling party. They seem to like to burn things they aren’t happy with here.

While all of this was going on Monday through Friday of last week, all stores were closed for fear of vandilization so we could not even buy supplies or bread or anything until Friday. The good news is that at least in the village there are surrounding farms - even within the town limits - so we were able to eat even if very simple foods. In these situations protein becomes a luxury.

After Monday, March 3rd, we will have our laptops and may be able to plug our computers in at the
Dschang University for an hour or two, twice a week, if we're lucky. That is what we're hoping for. Otherwise, until further notice, emails will be the best way to reach us.

We will begin to organize the young people in Dschang as this is where we will now focus our political party work. Dschang is the place where Antoine granted the seat of our political party RDPF KUMZSE in 1996 so that he was eligible to run in the 1997 Presidential elections. It is important that people know and understand what we are campaigning about. This is not just about getting rid of a dictator. It is about implementing a social plan which will enrich the lives of the citizens, so that maybe, just maybe the children, the future of this nation, will live a better life. We’re all clear that what we do today will impact future generations, and that is why most people who understand what we’re doing and why, are willing to at least listen.

You have to understand, in this country, the word of one man is absolute law. Since these manifestations last week, the President has sent his own military (which is supposed to defend the citizens of Cameroun from outside attack) into the streets with weapons to intimidate the population and keep them in fear. If they are in fear, maybe they can be controlled. We saw this clearly as we were on our way to the bus stop in Yaounde, Sunday night. Several bands of armed military were walking the streets with ‘guns at the ready’.

This is just the beginning of a very dangerous time for Cameroun. The largest percentage of the population is the youth, those between the ages of 16 and 30. At age 20 they are granted suffrage. But most of them do not know what democracy is let alone how to exercise their voice by calling for a referendum vote, to oust this President from his position of ultimate power. There are actually two Constitutions in this country which are alive and well. One is what was granted when this country was ‘given’ its independence in 1960 and which created the system which allows for a centralization of power and the mechanism to allow one man total and absolute power over everything. Even though the second Constitution created a multi-party system and gave those of age, the right to vote, they have not been taught what this really means to them. The power to live and die, is in the hands of the few ‘elite’ those who have no intention to implement social programs which will benefit anyone but themselves. And those programs which are in the ‘public eye’, never see their realization as the money usually finds its way into the pockets of those ‘public servants’ who are the administrators of such programs. Is it any wonder that the people of this nation, nay I say most nations in Africa are still living under the domination of the few, or ruling political party. It is only those of the ruling political party who have been paid off, bought, who are trying to keep this system in place. And now, these groups of youth who are not part of this system are trying to find a way to organize themselves and force change.

You tell me, who will win out? How much blood will be shed in the process? And how can Republics and other supposed democratic nations continue to allow this suffering? When will they step up and actually, through a process as set out by their own Constitutions, teach their younger sibling nations how democracy works; help teach the citizens of these nations that they need not be burdened by dictators who care nothing for their well being? When will these so called developed nations reach out their hands to those leaders deemed “opposition leaders” who do genuinely care for and have a plan, a platform which when implemented will provide the structure to decentralize power giving it back to the people where it belongs, and support them to create change internally? True change can only come from the inside, the grass roots level; it will never last if imposed from the outside. Those of you, who know me, know that is what Antoine and I are here, in Cameroun fighting for.

In peace,

Anita Lynne NDEMMANU

Monday, February 18, 2008

La Modification de la Constitution.....est malhonnête


For quick online translation of French to English

http://www.dictionary.reference.com/translate


» Quotidienmutations POLITIQUE 18 Feb 2008
Antoine De Padoue Ndemmanu : La modification de la constitution ... est malhonnête

Candidat malheureux à la présidentielle de 1997, il se prononce sur le débat en cours, en même temps qu’il trace des perspectives pour l’échéance de 2011.Propos recueillis par Jean Francis Belibi.

http://www.quotidienmutations.info/mutations/fevrier08/1203306504.php

Onze ans après la présidentielle de 1997 à laquelle vous avez été candidat, que devenez-vous?


C’est vrai qu’il y a 11 ans, j’ai sollicité les suffrages des Camerounais pour diriger ce pays, élection à l’issue de laquelle j’ai eu le sentiment que les Camerounais m’avaient répondu en disant : on a écouté ta sollicitude, mais nous avons encore pour le moment à examiner les efforts à apporter par rapport à la vision que tu as de notre pays. Juste après l’élection, j’ai eu l’idée de la création d’une entreprise pour répondre à un besoin dans le domaine de la prévoyance sociale pour le secteur informel. J’ai quelque peu été incompris parce que certains avaient jugé qu’il fallait tout faire pour me contraindre à arrêter cette activité. Parti du Cameroun, je me suis rendu au Mali où j’ai travaillé dans le domaine des nouvelles technologies avec la création d’une unité de fabrication de cartes téléphoniques en partenariat avec des Maliens et avec la réalisation de la fibre optique dans la ville de Bamako. Je suis ensuite allé aux Etats-Unis pour préparer mon retour au Cameroun.L’incompréhension à laquelle vous faites allusion n’est-elle pas liée à votre participation à la présidentielle de 1997?Oui et non! Oui dans la mesure où vous savez que le parti au pouvoir, le Rdpc, est un parti-Etat. Aujourd’hui, tous les fonctionnaires sont plus ou moins impliqués dans ce parti. Ce qui rend difficile l’application de la démocratie, parce que l’on a toujours l’impression de travailler pour un chef. Ceux-ci avaient donc interprété ma participation à l’élection comme un bras de fer avec le président de la République. Il y a donc cette incompréhension avec ceux qui craignaient la popularité qu’aurait pu susciter autour de moi le projet que je proposais. C’est dans ces conditions que j’ai été contraint de quitter le Cameroun.


Vous n’avez pas pris part à la présidentielle de 2004 parce que vous estimiez que les jeux étaient faits. Vous revenez au Cameroun 3 ans avant une autre échéance du même type. Quel rapport?


Cette préoccupation relève de l’actualité et mon retour a un rapport avec la constitution de 1996 sur laquelle le débat est ouvert aujourd’hui. Celle-ci prévoyait pour le candidat élu, deux possibilités de mandat de 7ans chacun. Le candidat élu en 1997 avait toutes les chances d’être réélu en 2004. Je me suis réservé de prendre part à cette élection pour mieux peaufiner le projet que je voulais présenter aux Camerounais. Mon retour est un prélude à ma participation à la présidentielle de 2011 au cours de laquelle je compte présenter un projet qui va revoir le système éducatif, le référentiel de salaires et la structure même des salaires qui devra prendre en compte des ouvertures vers la création des emplois. Je compte présenter un programme qui va au-delà des chapelles politiques.


Vous revenez surtout au Cameroun au moment où le débat sur la révision de la constitution a cours. Un débat qui achoppe surtout sur la modification de l’article 6 alinéa 2 qui vise à éliminer la limitation des mandats.


Je relève que le nouvel ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Cameroun a récemment exprimé la position de son pays à ce sujet. Elle a notamment émis les réserves de son pays sur une modification de la constitution qui tendrait à aller dans le but de favoriser un individu. Les Camerounais savent que le pouvoir chez nous est une monarchie qui ne dit pas son nom. On sait très bien que les chefs traditionnels ne quittent leurs fonctions que par la mort. On se demande pourquoi les constitutionalistes de 1996 n’ont pas pris en compte cet aspect des choses pour instituer une présidence à vie…


Vous êtes pour la présidence à vie?


Je voudrais être très précis. Le système présidentiel au Cameroun est un système basé sur les chefferies traditionnelles. Les chefs sont relevés par décret, autrement ce sont des chefs à vie. Je ne suis pas pour la présidence à vie, mais je constate qu’il y a une contradiction entre le président de la République qui est aussi le chef des chefs et le fait que l’on demande à un chef de ne pas modifier sa constitution pour rester en place. Malheureusement, le débat se pose aujourd’hui en termes d’individu, avec quelqu’un qui veut rester éternellement au pouvoir. Ce qui inquiète les Camerounais aujourd’hui, c’est que la constitution de 1996 conférait au président élu de se présenter candidat pour deux mandats de 7 ans. Lors de son message de fin d’année à la nation, le chef de l’Etat a fait savoir qu’il ne saurait rester inerte aux nombreux appels à la modification de la constitution. Mais nous disons que ces appels ne représentent qu’une infime partie des 18 millions de Camerounais. Encore faut-il savoir si cette infime partie veut réellement cette modification. La constitution ne saurait être figée, nous en sommes tous conscients. Quant à son article 6 alinéa 2, il est intellectuellement malhonnête de vouloir fonder le débat sur un article par rapport à une personne… Les gens ont tendance à dire que le président de la République incarne la paix…


Les Camerounais pourraient vous répondre qu’ils ne mangent pas la paix.


Le président actuel est arrivé au pouvoir quand existait la paix. Il n’a pas pris un Cameroun en guerre comme certains de ses voisins pour y amener la paix. Il assure simplement la continuité. Là où le bât blesse, c’est que nous sommes partis d’une économie à l’époque sous l’influence d’un référentiel de salaire de 1franc français égal 50 francs Cfa à 1 euro égal 655 fCfa, pour vous dire que je suis bien conscient que les Camerounais ne mangent pas la paix et qu’il faut faire plus que la paix pour que les Camerounais soient heureux…C’est pourquoi je suis rentré à temps pour qu’ensemble nous puissions édifier le débat sur un projet de société ambitieux qui va permettre de répondre aux questions auxquels le président de la République et son équipe pendant plus d’un quart de siècle n’ont pu faire que ce qu’il pouvait…


Il est question de se demander aujourd’hui quel projet de société peut apporter un bien être aux Camerounais.


Wednesday, February 13, 2008

Days of Firsts...


Saturday was a day of 'firsts'. Antoine's first recorded statement, two people who asked to take 'our' photo, and an invitation to join a group for some dinner and refreshments. All three of these events were 'firsts' for us.

It feels like the momentum of our campaign has begun a life of its own. These responses, all on the same day, tell me that others are now actively participating in our campaign. We are no longer alone in this journey. It is becoming a two way activity wherein others are with their actions engaging with us.

Monday was a day of another first. As you will see with the photos posted, a group of almost 50 people surrounded Antoine while he was discussing with some young people; at one point you could not even see his brightly colored chapeau in the middle of the crowd. This is also a first. Never before have we stayed in one place for almost two hours and had people coming and going which before we left had amassed to such a sea of people.

The general mood was one of curiosity and questions which revealed the deep sense of betrayal these people, particularly the young live as they walk the streets themselves, on a daily basis. They might begin listening to Antoine as skeptics, but time and time again, when he speaks to them, patiently answering each question posed, they come back and invariably nod their heads in agreement.

What we are sharing with all are concrete ideas which when given the chance can and will become real solutions affecting each citizen in a positive way. While listening, most grasp the fact that the face of Cameroun will change dramatically when we reach our goal, fulfill our mission, our destiny, and their children will not have to grow up under the same hardships. One man made a profound statement, "I was thirteen years old when this President took office. It is now twenty-five years later and I stand before you with nothing. I am now an old man. I have no possessions. I have no hope that I will see anything different that will change that now." This was of course, his opening statement to Antoine and which by the end he decided he could just maybe hope that tomorrow will be better.

The look of defeat is on the face of most Camerounians we meet in the streets. Even the Indomitable Lions were defeated Sunday in the 2008 Africa Cup. This was to me a profound example of how the fighting spirit of Camerounians who won their independence in 1960 today has become a mere shell of their former selves, totally defeated on all levels.

We come in peace and are promoting solutions, viable solutions, not armed revolution. As we know with all democracies, the power is with the people and ultimately their voices will be heard, one way or another. It is the way of things, the way of life. We all know it, and Antoine and I are feeling their intensity each and every day we don our "campaign uniforms" and take to the streets.

We continue to invite you to join us in this journey. It is the story of a lifetime, and we thank you for all being a part of it.

So again, stay tuned...

God bless us all. God bless Cameroun. God bless Africa. Amen!

Anita Lynne NDEMMANU

Friday, February 8, 2008

RÉACTION B DU DR. ANTOINE DE PADOUE NDEMMANU

For the English translation please go to:

http://dictionary.reference.com/translate

RÉACTION DU DR. ANTOINE DE PADOUE NDEMMANU,
Président National du Rdpf (Kumzse) à l’Intervention de
Mr Célestin BEDZIGUI, Homme politique, exilé aux États-
Unis d’Amérique.

Bonjour Mr. Célestin BEDZIGUI,

Bonne et heureuse Année 2008!

Je viens de prendre connaissance de votre intervention sur les colonnes du
Messager intitulé Lui et la tentation du coup d'état constitutionnel.

Je dois dire qu'en tant que citoyen Camerounais et de surcroît homme
politique camerounais, président national du Rdpf (Kumzse) candidat (mal)
heureux aux élections présidentielles du 12 Octobre 1997, le plus jeune
candidat, je me sens interpeller par vos déclarations à plus d'un titre.
Avant de vous donner ma réaction, j'aimerai vous entretenir sur mon
programme, plate forme politique pour notre pays. Dans votre intervention
j’ai noté que vous avez fait la citation suivante :
Pas d`unité réelle qui
ne soit d`action, pas d`unité d`action sans plate forme ”. La base
stratégique est ainsi définie. Il nous revient à tous, unis, de
l`implémenter.

De quelle base stratégique s'agit il? L'opposition dite traditionnelle et
parlementaire ne se repose sur aucune plate forme consensuelle et lorsque
j'ai fait la proposition d'une plate forme que je vous donne ici les grandes
lignes, je n'ai eu aucune adhésion de l'opposition et aujourd'hui j'ai pris
mon bâton de pèlerin pour aller à la rencontre des camerounais et leur
sensibiliser sur mon projet, faire le porte à porte pour m'assurer avant les
meetings et les conférences de presse que le bas peuple à bien compris
notre plate forme et à s'approprier. Vous conviendrez avec moi que la vraie
question d'un projet politique est aussi le leadership et sans un leader
politique nous ne saurions créer une vraie alternance et aujourd'hui le
leadership est encore une question de comment convaincre les populations
à adhérer à notre projet plate forme pour un vrai leadership politique et
une alternance démocratique en 2011?

S'agissant de notre plate forme, il s'agit d'une réforme de notre système
éducationnel fondé sur les principes suivants pour le cycle primaire :
- La Religion enseigné selon les confessions, la crainte de Dieu est la
preuve de la Sagesse;
- L'Environnement, la connaissance de notre environnement nous mettra à
l'abri de pauvreté, puisque notre environnement regorge des ressources et
autres richesses naturelles que nous ignorons;
- Le Civisme, le respect des aînés et de parents, le comportement en
société et autres formes de moralité nécessaire au savoir vivre;
- Les Langues, l'apprentissage de nos langues nationales censurées par
trois à quatre certificats de langues camerounaises avant l'entrée en
sixième (lycée et collège) seront nécessaire pour asseoir une bonne base
patriotique au Cameroun et en Afrique;
- Les Mathématiques pour un raisonnement logique de l'enfant.

Au-delà de cette vaste réforme du système éducationnel notre plate forme
propose la création de quinze Ministère donc dix Ministères résidents de
Régions (Ministères passifs chargés de la construction et du développement
des régions) et cinq Ministères de technocratie (Ministères actifs chargés
des recettes, du recouvrement, des financements des investissements; la
particularité de ce gouvernement est que les Ministères de région doivent
être résidents dans les villes et villages de nos régions, qui depuis 1960
n'ont pas bénéficiés des programmes des plans quinquennaux.

Nous vous invitons à suivre notre campagne pré- électorale et à nous faire
parvenir vos commentaires et suggestions pour nous aider dans cette
mission difficile et exaltante de lutte pour délivrer notre peuple de
l'asservissement;

Enfin vous conviendrez avec nous que si certains peules nations ont
aujourd’hui réussi de promouvoir un espace démocratique dans leur pays
c'est beaucoup plus grâce à la monnaie et à la valorisation dy lieu de
travail, car si le travail est une torture propre à chaque être humain pour
son développement, l’emploi lui est un travail rémunéré et la rémunération
de l'emploi est valorisée par la monnaie et comment justifier que le
Cameroun et l'Afrique ont été victime d'un crime économique lorsque après
plus de quarante ans au lieu de réévaluer le FF par rapport au FCFA soit
1FF=25Fcfa ils ont convaincus certains irresponsables d'Afrique à accepter
le dévaluation de 1FF=100Fcfa et aujourd'hui de 1euro=656,957Fcfa.

Comment se développer lorsque tous vos efforts sont exploités et
consommés dans l'adéquation d'une monnaie alors que la dite monnaie se
garantie par les ressources naturelles (Or' Diamant, Pétrole, etc....) et dont
nous disposons de nos jours les moyens pour vérifier la quantité, la qualité
et apprécier le coût?

Nous ne saurions assujettir indéfiniment aux générations futures les
décisions d'hier, le Cameroun et l'Afrique doivent ramener au tour de la
table en Afrique nos partenaires européens pour renégocier la parité du
Franc / Euro soit 1euro=50Fcfa faute de quoi les Africains vont se donner
de nouveaux partenaires (Asie., Amérique etc...) pour assurer à leur enfant
et à leur environnement socio- économique une plus grande chance d'un
développement durable et pérenne.

Aucun pays n’a été construit et développer grâce à des dons, mais à
travers la contribution de tous les citoyens états et de part la truchement
du paiement des impôts et différentes recettes de l’État.

Comment croire que le Cameroun et les autres pays Africains vont être
construits et développer à travers l’aide accordée par les bailleurs de fonds?

Est-ce que tous les États que vous avez su citer ont été développes et
construits avec à partir des dons voire d’aide sur leur budget national?

Je crois que votre intervention est salutaire et que le travail que nous
faisons actuellement doit pouvoir s’intégrer dans cette dynamique pour que
les droits de nos peuples à jouir du fruit de leur travail ne soient plus violés
et dérobés par le manque de référentiel de salaire et la soumission à une
monnaie qui ne valorise pas le travail des camerounais et des africains.

Que Dieu nous bénisse!

Que Dieu bénisse nos familles respectives!

QueDieu bénisse le Cameroun et l’Afrique! Amen!


LUI et la tentation du coup d’État constitutionnel

Nous, peuple camerounais, lui avons tout donné. Nous lui avons donné
notre confiance.
Lorsqu`il nous a été imposé par le président Ahidjo, son prédécesseur,
sous la clause d`un pacte mystérieux qui les liait, le fonctionnaire qui avait
jusque-là gagné ses grades dans la routine du travail bureaucratique, sans
avoir jamais eu à donner des gages de sa vision ou de son attachement à
l`éthique politique, a bénéficié d`un soutien sans réserve du peuple. Et
lorsque celui-là qui le connaissait le mieux, ce même Ahidjo, quelques mois
plus tard, à l`occasion de leur dispute, a tiré la sonnette d`alarme en
déclarant sur les ondes d`une radio internationale qu`il était “ un individu
fourbe et sournois ”, nous avons fait la sourde oreille, croyant à sa
promesse de promouvoir un renouveau de notre pays. Sans avoir eu à
payer le moindre prix, sinon celui d`une soumission feinte à Ahidjo, il a
ainsi hérité d`un pays plein de promesses d’avenir, pour lequel des milliers
d`autres avaient sacrifié leur vie.

Nous lui avons donné le temps.
Nous lui avons donné plus de vingt cinq ans pour transformer le Cameroun,
afin que les fruits de sa prospérité tiennent les promesses de ses
potentialités. Au bout du terme, nous faisons aujourd’hui le constat flagrant
d’un gigantesque échec multiforme et multidimensionnel.
Nous lui avons donné plus de vingt cinq ans d`un pouvoir sans partage, un
quart de siècle de soumission du peuple, plus de trois fois la durée
maximale autorisée au pouvoir à un président américain, trois fois le temps
qu`il a fallu à Napoléon pour transformer le visage institutionnel de la
France, trois fois le temps qu`il a fallu à Roosevelt pour sortir les États-unis
de la grande crise économique de 1929 et gagner la Seconde Guerre
mondiale, deux fois et demi le temps qu`il a fallu à De Gaulle pour jeter les
bases économiques de la France moderne. Et pour être plus explicite et
expressif, nous lui avons donné deux fois le temps qu`il a fallu à Jerry
Rawlings pour sortir le Ghana du chaos politique et de la faillite
économique, en faire une démocratie reconnue par le monde entier, et une
économie dynamique et attractive qui, à partir d`une base égale au
Cameroun au milieu des années 1980, a aujourd’hui un PNB par habitant
18% plus élevé, un taux de chômage de la jeunesse inférieur à 15 % alors
qu`il est supérieur à 50% au Cameroun, un taux d`investissement de 30%
du PIB représentant le double de celui du Cameroun, une production
d`énergie électrique de 6 billions de kWh contre 3 billons de kWh au
Cameroun.

Il nous a tout refusé.
Il nous a refusé la démocratie.
Au lieu de démanteler le système d`oppression politique hérité d`Ahidjo, il
s`en est plutôt largement servi.
Lorsque Maître Marcel Yondo et autres ont voulu créer un parti politique, il
les a fait arrêter, torturer et jeter en prison.
Lorsqu`une marche pour la création du SDF a été organisée à Bamenda, il
a fait tirer sur la foule et on a relevé six morts, six jeunes Camerounais, “
piétinés par les balles ” […]
Lorsque nous avons demandé la Conférence nationale pour jeter les bases
d`une véritable démocratie, il a fait sortir les chars dans les rues de Douala
et, en trois mois de résistance pacifique de villes mortes, on a dénombré à
travers le pays environ 500 morts tués par ses forces armées et sa police.
Lorsqu`après la Conférence tripartite, nous tous, classe politique, société
civile et son Premier ministre, avons établi un “ Package Deal ” sur les
reformes institutionnelles urgentes à effectuer, aujourd’hui, seize ans plus
tard, il ne l`est a pas toujours mises en place. Certaines d’elles sont même
devenues obsolètes. Elles ne lui servent désormais dans ses discours de fin
d`année qu’à attiser les appétits de ses partisans gérontocrates rêvant
d`être recyclés en danseuses de la République au sein d’institutions
fantoches.
Lorsque nous lui avons demandé la création d`un organe indépendant pour
les élections, il n`a eu de cesse que de le refuser. Fidèle à une mentalité de
roublardise mesquine, il a plutôt multiplié la création d`organismes
fantoches, laissant à son ministre de l`Administration territoriale tous les
pouvoirs d’organisateur institutionnel d`une magouille électorale connue de
tous.
Lorsque nous avons réclamé par des manifestations pacifiques
l`informatisation du fichier électoral, pour mettre un terme au scandale de
voir plus de la moitié de nos concitoyens privés du droit de vote du seul fait
de la consonance de leur patronyme, nos marches ont été interdites par les
sous-préfets, entravées par la gendarmerie et la police qui n`ont pas hésité
à nous brutaliser et à nous matraquer.
Lorsque ces temps derniers par exemple, des citoyens tentent d’exprimer
collectivement leur opinion par le moyen d’un procédé démocratique
universellement admis, la marche pacifique, soit pour désapprouver son
projet de modifier la Constitution, soit pour honorer la mémoire des
patriotes qui ont donné leur vie pour le Cameroun, ses gouverneurs,
préfets et sous-préfets interdisent ces marches, avec sa bénédiction. En
fait, Lui et ses affidés, se comportent comme si le Cameroun était leur
propriété privée, et les citoyens camerounais des zombies, cadavres
silencieux dépenaillés déambulant dans un pays réduit à un silence de
cimetière. On ne peut ne pas se poser la question : de quel droit, citoyen
comme tout autre qu`il est, s`autorise-t-il à priver, à sevrer, les autres
citoyens de la jouissance de leurs droits civiques, constitutionnels et
humains élémentaires ?
L`auteur de tous ces méfaits et malfaisances, Lui dont je ne peux me
résoudre à écrire le nom, dans l`Histoire politique moderne, est du même
acabit que les dictateurs Duvalier et ses tontons macoutes à Haïti,
Ceausescu en Roumanie, Mobutu au Zaïre. Ces dictateurs, comme lui, ont
mis leur pays à genoux, mis leur peuple au désespoir en multipliant des
subterfuges pour étouffer l`expression de la volonté démocratique. Qu`une
personne affichant un tel palmarès vienne aujourd’hui se prévaloir d`être
un parangon de la démocratie comme nous l`avons entendu dire dans son
discours au soir du 31 décembre 2007, pour justifier son intention de se
maintenir au pouvoir par un tripatouillage d’ une Constitution qui déjà lui
donne des pouvoirs excessifs comparativement aux pratiques en vigueur
dans les véritables démocraties, relève du “ banditisme politique ”’, formule
que j’ai utilisé déjà il y a seize ans dans ces même colonnes pour
caractériser ses penchants. Force est de constater qu’il n’a guère changé
depuis lors.

Coup d`État constitutionnel
Aujourd’hui, sa dernière tentation de vieux dictateur gâté par la résignation
d’un peuple épuisé par la misère que son règne a apporté est de perpétrer
un coup d’État constitutionnel.
Manoeuvre préparée de longue date ? Que Si !!!
Qui ne se souvient de la réponse donnée à un journaliste sur la rumeur de
sa mort au moment de son retour au pays il y a quelques mois. Il répondra
alors : “ Je donne rendez-vous dans une vingtaine d’années ”, bien
évidement à la tête de l’État, il fallait le comprendre !
Le dernier remaniement ministériel constituera un jalon déterminant de ce
plan diabolique. A cette occasion, il attribuera contre toute attente deux
ministères de souveraineté, les Affaires étrangères et les Finances, à deux
personnes du groupe ethnique Eton. Il rééditait en fait une manoeuvre de
son maître Ahidjo. Celui-ci avait en effet, au début des années 60, attribué
le ministère des Finances à Onana Awana et celui des Affaires étrangères à
Betayene, tous deux Eton, se dotant ainsi du bouclier lui permettant
quelque mois plus tard d`emprisonner son principal adversaire politique de
l`époque, l`ancien Premier ministre André Mbida – un Eton – dont il
entamait ainsi l`élimination physique – Mbida perdra la vue en prison – et
politique, tandis qu’ Onana Awana écumait la Lékié pour présenter aux
chefs traditionnels les avantages que leurs populations, partisanes de
Mbida, pouvaient tirer de sa position et de celle de Betayene, et les incitant
à lâcher Mbida et intégrer l’UC, les réfractaires étant impitoyablement
arrêtés et expédiés dans les camps de concentrations de Mentum et Yoko
via les centres de tortures de la BMM à Yaoundé d`où beaucoup ne sont
jamais revenus.
Dans le cas actuel, le script est le même. Les deux ministères de
souveraineté attribués aux Eton avaient pour but de jeter la poudre aux
yeux de cette ethnie, afin que ses complices en son sein, une poignée
d’individus corrompus et opportunistes, se prévalant du qualificatif de “
élites Eton ou de la Lekié ”, lancent, avec la première motion de soutien, le
processus du coup d`État constitutionnel devant lui assurer, pense-t-il, un
maintien au pouvoir à vie…
Et lorsque surviendra quelques semaines plus tard le rappel au pays de
l`ambassadeur Belinga Eboutou de New York pour être son conseiller
spécial, ceux qui savent le rôle de deus ex machina de cette personnalité
dans le jeu politique souterrain de notre pays ont compris, bien avant le
discours du 31 décembre2007, que la manoeuvre était engagée et que la
squadra chargée d`exécuter ce coup d`État était en place.

Crime politique
Car ce qu`il a l`intention de faire n`est plus ni moins qu`un coup d`État
et, partant, un crime politique.
Le coup d`État se définit comme la prise ou la confiscation des leviers de
l`État par un individu ou un groupe d’individus, sans un mandat explicite
du peuple. Les limites dans le temps du mandat à lui accordé sont inscrites
dans la Constitution […] Profiter du fait qu`il exerce un contrôle totalitaire
sur les institutions et sur le corps social pour faire modifier la base juridique
de ce mandat afin d`en jouir ad vitam aeternam est un putsch politique
annoncé. Et en politique, tout putsch ou intention de putsch, militaire ou
politique, constitue un crime politique qui rend ces auteurs passibles des
peines appropriées.
Si les auteurs du putsch militaire manqué du 6 avril 1984 ont été jugés
sans bénéficier d`aucune clémence, il est d`une logique absolue que la
même rigueur lui soit appliquée, maintenant que son intention de perpétrer
ce putsch politique est connue.
Avoir de nos jours recours au stratagème hideux et méprisable des motions
de soutien inspirées par lui-même et son cabinet ferait reculer de honte le
plus notoirement connu des dictateurs actuels.
Prétendre respecter la volonté du peuple exprimée par ces motions de
soutien dont tout le monde connaît l’inconsistance et la fausseté pour
justifier un tel coup d`État est tout simplement une insulte à l`intelligence.
Et bien plus qu’une insulte, il s’agit de la manifestation du mépris qu’il a et
a toujours eu pour le peuple camerounais, familiers que son entourage et
lui-même sont de la formule : “ ils vont faire quoi ? ”

Le devoir de désacralisation
Le constat est flagrant : “ Il ne sert plus le peuple, mais il se sert du peuple
” pour assouvir ses instincts pouvoiristes. Dans un sursaut collectif dicté
par la dignité humaine, nous avons l`impératif devoir de le désacraliser, de
le déchoir du strapontin où il s`est établi sur la vie des Camerounais et du
Cameroun. Mentalement, nous devons le visualiser tel qu’il est en réalité,
un vampire politique qui depuis plus d’un quart de siècle se nourrit de l’
énergie vitale de notre peuple. Ce serait le commencement d’une oeuvre de
libération des mentalités, de salubrité politique, morale et éthique, dont
l’objectif est de sauver notre pays et de redonner espoir à notre jeunesse
qui se sent, avec raison, sacrifiée et oubliée.
Le peuple camerounais doit prendre date aujourd’hui avec l`Histoire pour
que le moment venu, IL soit jugé, réponde de ses actes, lui qui a trahi sa
confiance, compromis son avenir, bafoué ses droits civiques et
constitutionnels. Ce changement de mentalité et cette volonté de mettre un
terme à la “ servitude volontaire ” pour reprendre la formule de Etienne La
Boétie, constitue la première ligne de défense de la démocratie. Elle
consiste, par tous les moyens dont dispose chacun, à lui faire comprendre a
travers les manifestions et l`expression publique des opinions, que le
peuple n’est plus dupe, s`il l`a jusque été, que sa manoeuvre est
démasquée et qu`une page de l’agenda futur de l’Histoire du Cameroun
sera réservée au procès de son régime, autant pour les crimes contre l’
humanité qu’ il aura commis que pour le crime politique qu’ il envisage de
perpétrer.
C`est donc une confrontation sans esprit de compromis que nous devons
engager contre Lui qui, à l`occasion d`un bégaiement de l`Histoire, a capté
et tente de confisquer les rennes de l`État, acculant au désespoir notre
peuple et organisant systématiquement son naufrage dans la misère pour
le subjuguer indéfiniment. La responsabilité de notre génération est de
libérer le Cameroun de ce qui est désormais un cancer politique. Nous ne
serons jamais pardonnés si nous nous y dérobons et laissons en héritage à
nos enfants et petits enfants de venir faire le nettoyage des véritables
écuries d’Augias que représente le bilan de son régime. Nous ne pouvons
nous contenter d’être des spectateurs passifs de l’expansion de cette
gangrène mortelle qu’est ce système marqué du sceau de l’incompétence,
de la prévarication, de l’ immoralité, des pulsions égocentriques de
quelqu’un qui ne souhaite pas moins que d’ entraîner avec lui notre pays
dans la mort, un peu comme la Somalie est morte avec Siad Barre son
dernier dictateur, ou de le précipiter dans les affres semblables à celles
dans lesquelles a été plongées le Zaïre après la chute de Mobutu.

Mission sacrée
S’opposer à son coup d`État constitutionnel doit être la mission sacrée de
ceux qui pensent que l’amour de notre pays justifie que nous nous
engagions dans la lutte politique pour le sauver, afin de laisser en héritage
à nos enfants une patrie dans laquelle ils pourront vivre plutôt que d`être
contraints à rechercher dans l`errance a travers le monde des perspectives
qui n`existent pas dans leur pays. Et pour cette fin, nous devons garder
sur la table toutes les options.
Toute initiative prise aujourd’hui par tout citoyen pour marquer son
opposition à ce putsch annoncé doit être soutenue. Toute initiative ici est
une fleur. Et comme l’a dit Mao, “ Que Mille Fleurs Fleurissent ”.
Le temps est à l’union et à l’action. Jean Paul Sartre écrit : “ Pas d`unité
réelle qui ne soit d`action, pas d`unité d`action sans plate forme ”. La base
stratégique est ainsi définie. Il nous revient à tous, unis, de l`implémenter.
Pour notre part, nous nous attelons, associés à d’autres concitoyens, à
alerter les instances gouvernementales américaines, Sénat, Congrès,
Département d’ État, sur les dangers qu’encoure la paix au Cameroun du
fait des manoeuvres éhontées du dictateur qui y sévit. Dans les tous
prochains jours, nous introduirons une pétition au Secrétariat Général de
l’ONU ici à New York, sur les atteintes aux droits constitutionnels des
citoyens de notre pays. Notre premier objectif est de faire prendre
conscience à l’opinion internationale du calvaire enduré par notre peuple
depuis plus de deux décennies et sur les perspectives de conflagration
qu`ouvrent les menées déraisonnables d’un dictateur totalitaire habité d’un
appétit inextinguible des plaisirs du pouvoir, ce qui se passe au Kenya étant
là pour l`illustrer. Notre second objectif est d`emmener la communauté
internationale à se pencher au chevet du Cameroun en procurant à notre
peuple la protection dont ont bénéficié d’autres peuples terrassés par des
dictateurs du même acabit.
De nombreux despotes, absorbés par leur propre mirage, qui ont cru
pouvoir sans conséquences et indéfiniment abuser de leur peuple, ont été,
tôt ou tard, punis par la justice immanente ou rattrapés par la justice des
hommes. Les peuples humiliés et trahis prennent toujours leur revanche.
C`est une loi de la nature et de l`Histoire des communautés humaines.

Que Dieu Bénisse le Cameroun !

P.S. Au moment où je dépose ma plume, je vois sur CNN en
breaking news des images sur les événements en cours à
N'djamena au Tchad. Quelle que soit l`issue de cette confrontation,
elle devra Lui servir d`indication et nourrir la foi de notre peuple en
sa capacité un jour à se libérer aussi …
Par Célestin BEDZIGUI Homme politique, exilé aux USA bedzigui@yahoo.fr
Le 05-02-2008

RÉACTION A DU DR. ANTOINE DE PADOUE NDEMMANU,

For English translation of letters below, please use this translator:

http://dictionary.reference.com/translate

RÉACTION DU DR. ANTOINE DE PADOUE NDEMMANU,

Président National du Rdpf (Kumzse) à la Lettre Ouverte
du Président du bureau exécutif de l’ACJ.

À Monsieur Le Président du bureau exécutif de l'ACJ,
Votre message au Président de la République lors de la fête de la jeunesse
prochaine (11 Février 2008) nous interpelle tous et toutes à une réaction et
à une prise de conscience des difficultés réelles que vit notre jeunesse voire
nos populations.

Je viens réagir à cet appel noble et digne d'une jeunesse savante et vous
réitère toute ma confiance, mon soutien et ma solidarité à votre noble
action et exaltante cause, celle de pouvoir jouir de vos droits
fondamentaux. Je profite aussi et au nom de mon épouse et de tous mes
collaborateurs (trices) pour souhaiter à vous, à votre famille et à toute la
jeunesse camerounaise, tous nos vos voeux de bonheur, de santé et de
prospérité pour l'année 2008.

S'agissant du travail et de l'emploi, nous affirmons sans nous tromper que
le travail est une torture propre à chaque être humain pour son
développement et que l'emploi est un travail rémunéré.
Alors que la jeunesse est sans emploi, ceux et celles qui ont un emploi ne
peuvent vivre décemment de leur salaire.
Le pouvoir d'achat ne permettant pas de vivre de son salaire au Cameroun
et en Afrique de nos jours sans avoir à tricher.
La création d'emplois dans un environnement économique en
développement est une affaire d'imagination de de créativité.
Si je continus d'insister sur le faite que celui qui a créé l'École n'avait
jamais été à l'École, puisque l'on ne peut récréer ce qui est déjà créé.
L'École est le fruit de la pensée d'un analphabète voire d'un illettré et non
d'un écolier ou d'un lettré. Cette définition de l'École vient donner une autre
approche psychologique de l'École pour une nouvelle jeunesse
camerounaise plus confiante et plus ingénieuse.
La création d'emplois ne saurait incomber seul au Président de la
République mais doit être l'action économique et sociale d'une politique
plus responsable et plus imaginative de tous et de toutes pour le bien être
de la nation. Comment ne pas s'en prendre au chef de l'État lorsque des
jeunes sont sans emplois, mais lorsque nous y réfléchissons bien nous
comprenons que au-delà des faits mentionnés dans votre lettre ouverte au
Président de la République, il y a aussi et j'en suis convaincu, le problème
du référentiel de salaire qui est sans nul doute la pierre angulaire d'une
vraie relance économique. Comment justifier la dévaluation de notre
monnaie alors qu'il fallait une réévaluation du Franc Cfa, ce qui n'excuse
pas la lutte contre la corruption.

Mais les données statistiques prouvent que le Cameroun comme plusieurs
autres pays africains ont triplé leur population en quarante huit (48) ans et
au lieu d'une réévaluation du Franc Cfa de 1FF=25Fcfa pour stimuler la
croissance et donner plus d'emplois aux Camerounais et aux Africains;

le Franc Cfa a été dévalué et aujourd'hui ramené à sa plus faible expression
avec l'euro, soit 1euro=656,957Fcfa.

Cher Président de l'ACJ, croyez moi, nul ne peut devant une telle différence
flagrante de la parité qui seule est garante de nos devises et assure le
référentiel de salaire sauver le Cameroun et l'Afrique de ce crime
économique et humanitaire perpétué par des irresponsables et pour lequel
d'autres pays ont souscrit faute de se voir boycotté.

Comment justifier ce projet de dévaluation alors que la monnaie est
garantie par les ressources naturelles (l'Or, le Diamant. le Pétrole, etc...)
que regorgent les sous sols camerounais et africains et que nous disposons
aujourd'hui d'instruments de nouvelles technologies pour vérifier leur
quantité et qualité et faire une estimation de leur coût avant de procéder à
leur exploitation?

Oui, si la jeunesse Camerounaise croît avoir des solutions à leur problème
et le Président les moyens pour résoudre leur problème, reste que le
rapprochement entre les solutions proposées et les moyens disponibles ne
pourront se faire sans que l'on tient compte de l'influence de la monnaie
d'échange qui est le levier principal de tout équilibre économique.
À titre d'exemple, je cite "Le "new deal" cher au président américain
Franklin Delano Roosevelt avait pour objectif de lutter contre la crise
économique qui avait secoué son pays." doit tenir compte dans votre
exposé d'un élément fondamental à prendre en compte, qui avait été le
retrait des États Unis d'Amérique de l'espace économique dominé par le
Livre Sterling au profit de la création d'une nouvelle monnaie "Le DOLLAR
US".

Ce qui avait sans nul doute rendu possible ce projet de relance économique
du feu président américain Roosevelt.

J'apprécierai si vous pourriez consulter le lien suivant pour suivre notre
campagne pré- électorale et qu'ensemble nous ne mettions nos énergies
pour atteindre une nouvelle synergie et sensibiliser d'avantage les
Camerounais et les Africains à tout mettre en oeuvre pour une
renégociation de la convention de Lomé sur la parité du Franc cfa, condition
sino quo none pour une vraie relance économique et une création
d’emplois.

Là est le diagnostic du Dr Antoine De Padoue NDEMMANU sur le situation
de l'emplois et de l’ensemble de nos économies. Si cela vous semble
impossible, n'oublions pas que impossible n'est pas Camerounais voire
Africain.

Nous devons faire une analyse très critique de la situation et des réels
possibilités de création d'emplois et des moyens que peuvent disposés le
Président de la République à aider à atteindre lesdits objectifs,

Je crois avoir aussi une idée des solutions et des moyens pour atteindre le
plein emploi au Cameroun!

J’invite le Président du bureau exécutif de l'Alternative Citoyenne de la
Jeunesse que vous êtes à me rencontrer (Tél.: 94 70 68 52) pour discuter
des solutions et des moyens pour une création d'emplois plus effective pour
la Jeunesse camerounaise.

Que cette fête de la Jeunesse soit la dernière et la première pour une
jeunesse camerounaise qui gagne et qui retrouve une confiance à leur
avenir et pour le plus grand bonheur de notre cher et beau pays.

Que Dieu nous bénisse! Que Dieu bénisse nos familles respectives! Que
Dieu bénisse le Cameroun et l'Afrique! Amen!,


Des jeunes veulent marcher sur Étoudi…

A l’approche de la fête de la jeunesse, le 11 février prochain, un collectif
regroupé autour de “ l'Alternative Citoyenne de la Jeunesse ”, envoie une
lettre ouverte à Paul Biya, pour l’interpeller sur les souffrances des jeunes.
Morceau choisi : “ Epargnez nous des discours ; donnez nous des emplois ”.
Ils veulent marcher sur Etoudi, pour parler eux-mêmes au Président !

Monsieur le président de la République,

“ Tout ce qui se fait pour les jeunes, sans les jeunes, est forcement contre
les jeunes. ”

Le 10 février 2007, vous reveniez sur une promesse faite aux jeunes un an
auparavant à la même période. “ Je comptais sur vous pour inventer une
“nouvelle forme de patriotisme”, à base d’engagement pour la solidarité et
d’attachement à l’intérêt général. Je vous renouvelle cet appel, car je crois
que nous ne mènerons à bien le “New Deal” que je propose que par un
changement radical des comportements. J’attends de vous que vous en
soyez les pionniers.... ”

M. le Président, nous vous avions compris. Nous avions lancé le 05 mars de
la même année l'Alternative citoyenne de la jeunesse dans l'optique de
matérialiser ce "new deal", "cette nouvelle forme de patriotisme". Nous
avions alors lancé un appel à la jeunesse afin qu'elle prenne ses
responsabilités et cesse d'être la béquille des "pouvoiristes" et autres
carriéristes qui n'ont pour seuls objectifs que leurs intérêts personnels.
Nous avions par ailleurs sensibilisé les jeunes qui constituent plus de la
moitié de la population de ce pays à se réapproprier la République qui n'est
pas seulement l'affaire d'une minorité agissante et insolente constituée à
plus des trois quarts des personnes qui ont montré leurs limites. Quelquesuns
parmi eux ont certes servi avec bravoure ce pays. Plusieurs ont tout
aussi contribué à l'appauvrir, compromettant ainsi l'avenir et le progrès de
la jeunesse. Malheureusement, M. le président, la même minorité
vieillissante tient encore les rênes du pouvoir. Elle soutient construire ce
pays pour le bien de la jeunesse.

Seulement, M. le président, nous sommes convaincus que “ tout ce qui se
fait pour les jeunes, sans les jeunes, est forcément contre les jeunes ”. Les
jeunes sont absents, ignorés et ne sont pas intégrés dans les instances où
se décident leur avenir. La Commission nationale anti-corruption (Conac),
l'Observatoire national des élections, les commissions de définition des
actions à réaliser dans le cadre du budget d'investissement public, de
passation des marchés, entre autres, sont des anti-chambres des vieillards.
Le gouvernement, l'Assemblée nationale, les mairies, … ne sont pas
épargnées de cette conspiration contre la jeunesse.

M. le Président, “ tout ce qui se fait pour les jeunes, sans les jeunes, est
forcément contre les jeunes ”.

Dans notre mémorandum de mars 2007, pour contrecarrer cet éternel
règne sénile, nous avons proposé la prise en compte du poids réel des
jeunes dans les nominations aux instances supérieures de l'État (ministres,
directeurs généraux, gouverneurs, préfets,...). Nous avons souhaité, entre
autres, que les cautions faramineuses à payer pour postuler aux postes de
président de la République, de député, de conseiller municipal, qui ne sont
pas à portée des jeunes soient revues à la baisse: De 1.500 000 Fcfa à 500
000 Fcfa pour la présidentielle; de 500 000 Fcfa à 200 000 Fcfa pour les
législatives; de 25000 Fcfa à 15 000 Fcfa pour les élections municipales.
“ Tout ce qui se fait pour les jeunes sans les jeunes est forcément contre
les jeunes. ”

Le modèle social camerounais doit désormais se fonder sur une véritable
égalité des chances. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Le succès du jeune
se dessine malheureusement à travers ses relations, son ethnie, sa
cathédrale, la situation de fortune de ses parents etc. Aussi, avons nous
constaté le coeur meurtri, que de grandes entreprises (le Port autonome de
Douala, la Société nationale des Hydrocarbures, la Société nationale de
Raffinage,...) sont la chasse gardée des progénitures des pontes qui nous
gouvernent. Dans ce complot ourdi contre la jeunesse, les grandes écoles à
l'instar de l'École nationale d'administration et de magistrature (Enam), de
l'Institut des relations internationales du Cameroun (Iric), l'École militaire
interarmées (Emia), l'École supérieure de Police, les Facultés de médecine,
etc., sont confisquées par les fils des riches et de l’élite politique de notre
pays. Nous nous acheminons inexorablement vers une dynastie
complaisante due à ce système de reproduction sociale. Les fils de ceux qui
nous gouvernent aujourd'hui prennent progressivement la place de leurs
géniteurs. Ils nous gouverneront demain. Les exemples sont légions.
“ Tout ce qui se fait pour les jeunes, sans les jeunes, est forcement contre
les jeunes ”

M. le président, ces privilégiés ne sont pas les meilleurs. Ils ne le méritent
pas toujours. Plusieurs se recrutent parmi des cancres qui ne doivent leur
véritable ascension sociale qu'à la tricherie, à la corruption, au trafic
d'influence. Votre silence les conforte et les y encourage.

M. le Président, votre géniteur n'était pas président de la République, ni
ministre, ni gouverneur, ni préfet, ni directeur d'entreprise, ni magistrat...
mais par l'école, le travail, la confiance, vous avez été chargé de mission à
la présidence de la République, ministre, secrétaire général à la Présidence,
Premier ministre, puis président de la République. La jeunesse "sans
parapluie ni godasse" n'aura pas la chance de trouver le moindre emploi.
Nous plaidons pour la méritocratie et l'égalité des chances pour tous.
Tout jeune a une compétence. Tout jeune doit pouvoir vivre dans ce pays.
Tout jeune a besoin de fonder une famille. Tout jeune a besoin d'un emploi.
Tout jeune souhaite soutenir ses parents. L'émigration, la fuite des
cerveaux, de la main habile, est un exutoire à risque.

Le "new deal" cher au président américain Franklin Delano Roosevelt avait
pour objectif de lutter contre la crise économique qui avait secoué son
pays. Appliqué à la jeunesse camerounaise, il s'agit de résoudre leurs
problèmes dont le plus urgent est l'emploi. Cela passe par la mise en
oeuvre des programmes conséquents, par la création d’emplois. Aux Etats-
Unis, trois principaux axes avaient été initiés pour résoudre la crise.
Combien en avez-vous initié pour résoudre le chômage et améliorer les
conditions de la jeunesse? Le new deal américain n'était pas idéologique,
mais pragmatique. Il avait été programmé sur un temps précis avec des
objectifs à chaque étape. En l'espace de 100 jours, il avait fait ses
premières preuves.

M. le président, “ tout ce qui se fait pour les jeunes, sans les jeunes, est
forcément contre les jeunes ”. Nous avons rempli notre contrat. Vous
n'avez pas rempli le vôtre. Nous sommes prêts depuis longtemps pour ce
"new deal", pour cette "nouvelle forme de patriotisme"; mais pas vous. La
création des écoles, l'amélioration des conditions des apprenants etc., est
une panacée, mais pas la solution à notre souffrance. Nous voulons des
emplois. Les jeunes souffrent dans leur chair. Vous n'avez pas la bonne
information.

Une fête de la jeunesse calquée sur des manifestations diverses, des
soirées festives, des ateliers, des conférences, des parades de tout genre et
des discours dont les réalisations ne suivent pas les promesses
n'intéressent plus les jeunes. Ils attendent des actes concrets, des solutions
efficaces à leur misère. Épargnez-nous des discours. Donnez-nous des
emplois.

Le fameux parlement de la jeunesse régulièrement organisé pour justifier
les détournements de fonds ne sert à rien. Qu'a-t-il déjà produit de
concret? Sinon de regrouper quelques gosses de riches pour une parade.
“ Tout ce qui se fait pour les jeunes sans les jeunes est forcément contre
les jeunes ”

M. le Président, les jeunes souhaitent vous rencontrer et vous présenter de
visu leurs doléances et leurs attentes. Le 11 février est la fête de la
jeunesse. L'honneur leur revient à cette occasion de présenter de vive voix
leurs doléances et proposer des solutions à leurs souffrances. Nous
proposons ainsi que cette jeunesse soit reçue à tous les niveaux de
l'administration. Les chefs de villages, de district, les sous-préfets, les
préfets, les gouverneurs et enfin par le président de la république. L'avenir
d'un pays repose sur sa jeunesse. Vous avez coutume de le dire. Mais pas
sur une jeunesse réduite à la mendicité, à la misère et dont le seul rêve est
de s'émigrer faute d'emploi au pays. Nous avons la solution à nos
problèmes. Vous avez les moyens.

* Le titre est de la rédaction

1- M. le Président, votre géniteur n'était pas président de la République, ni
ministre, ni gouverneur, ni préfet, ni directeur d'entreprise, ni magistrat...
mais par l'école, le travail, la confiance, vous avez été chargé de mission à
la présidence de la République, ministre, secrétaire général à la Présidence,
Premier ministre, puis président de la République. La jeunesse "sans
parapluie ni godasse" n'aura pas la chance de trouver le moindre emploi.
Nous plaidons pour la méritocratie et l'égalité des chances pour tous.

2- Une fête de la jeunesse calquée sur des manifestations diverses, des
soirées festives, des ateliers, des conférences, des parades de tout genre et
des discours dont les réalisations ne suivent pas les promesses
n'intéressent plus les jeunes. Ils attendent des actes concrets, des solutions
efficaces à leur misère. Épargnez-nous des discours. Donnez-nous des
emplois.

Par Par Luther André MEKA Président du bureau exécutif de l’ACJ
Le 07-02-2008